De 24 % du PIB en 1980 à 9,7 % en 2025 : la part de l'industrie dans l'économie française a été divisée par plus de deux en quarante ans. Derrière ce chiffre, il y a des noms, des dates, des décisions politiques précises, et une continuité troublante par-delà les alternances. Péchiney 2003. Arcelor 2006. Alstom 2014. Alcatel 2015. Sanofi 2020. OMMIC 2023. Latécoère 2024. À chaque fois, un fleuron industriel français passe sous contrôle étranger. À chaque fois, des promesses d'emplois, des engagements d'investissement, des « partenariats stratégiques ». À chaque fois, le résultat est le même : perte de compétences, fermeture de sites, délocalisations, dépendance accrue.
Ce livre est le résultat d'un travail d'enquête citoyen. Il rassemble, documente et met en perspective ce qui a été cédé, par qui, à qui, et avec quelles conséquences pour la souveraineté française. Il ne s'agit pas d'un pamphlet, ni d'un règlement de comptes : il s'agit de regarder en face ce que quarante ans de politique économique ont produit, présidence après présidence, et de comprendre pourquoi.
Ce que vous trouverez dans ce livre
Une chronologie documentée des cessions, fusions et transferts technologiques qui ont marqué les quatre dernières décennies. Les acheteurs sont identifiés (États-Unis, Inde, Pays-Bas, Finlande, Royaume-Uni, Australie, fonds d'investissement étrangers), les conséquences stratégiques sont précisées (turbines Arabelle des centrales nucléaires, technologie Li-Fi aéronautique, semi-conducteurs spatiaux), et les responsabilités politiques sont nommées.
Le livre aborde également le pillage technologique chinois documenté par les services de renseignement français (DGSE, DGSI) : l'affaire des deux officiers de la DGSE condamnés en 2017-2020 pour livraison de secrets à Pékin, l'opération LinkedIn ciblant 4 000 cadres français, les infiltrations chez Dassault, l'affaire Safran/General Electric autour du turboréacteur LEAP, les cyberattaques coordonnées contre Airbus et ses sous-traitants par le groupe « Turbine Panda », l'affaire Valeo et l'utilisation systématique des universités françaises comme portes d'entrée.
Une section finale revient sur la suppression du crime de haute trahison de la Constitution française par la loi constitutionnelle n° 2007-238 du 23 février 2007, et sur la responsabilité partagée entre les dirigeants politiques élus et les électeurs qui les ont successivement portés au pouvoir.
Pourquoi ce livre aujourd'hui
Faire l'inventaire de ce qui a été perdu n'est pas un acte de nostalgie ou de rancœur. C'est un préalable politique. On ne peut pas restaurer ce que l'on n'a pas d'abord nommé et compris. Ce livre s'inscrit en cohérence directe avec le Plan de Rupture et de Restauration de l'État, avec l'analyse sur l'influence américaine dans la construction européenne, et avec l'ensemble des travaux publiés sur ce site : restaurer la souveraineté française suppose de regarder en face l'ampleur de ce qui a été cédé, et de tirer les leçons opérationnelles pour la suite.
255 pages, sources publiques exclusives
Ce livre s'appuie uniquement sur des sources publiques vérifiables : rapports de la Cour des comptes, travaux du Sénat et de l'Assemblée nationale, communications officielles des entreprises concernées, jurisprudences, Journal officiel de la République française. Chaque affirmation est sourcée. Chaque chiffrage est documenté.