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Évaluation transversale · Inflation + emploi + fiscalité

Mission 1 - Pouvoir d’achat : inflation, salaires et fiscalité

Construire un diagnostic de pouvoir d’achat sans confondre salaire nominal, inflation moyenne, impôts, transferts et structure de consommation.

Compétences mobilisées

Cette mission exige de combiner plusieurs cours. Commencez par identifier la nature de chaque grandeur : stock ou flux, niveau ou taux, valeur nominale ou réelle, donnée observée ou hypothèse.

Pouvoir d’achat réel ≈ croissance du revenu nominal − inflation
Taux d’effort = dépense contrainte ÷ revenu disponible × 100
Variation (%) = (valeur finale − valeur initiale) ÷ valeur initiale × 100

Le piège central

À éviter : Prendre l’IPC moyen comme inflation personnelle exacte, ou annoncer une hausse de pouvoir d’achat parce que le salaire nominal augmente.

Avant tout calcul, écrivez ce qui pourrait rendre la comparaison invalide : périmètre différent, période différente, causalité incertaine, effet comportemental ou coût déplacé vers un autre acteur.

Dossier chiffré

Un ménage dispose de 3 200 € nets par mois. Son revenu nominal augmente de 3 %, l’indice général des prix de 4,5 %, son loyer de 2 %, son énergie de 10 %, et une baisse d’impôt lui rend 35 € par mois. Les dépenses initiales sont : logement 1 050 €, énergie 180 €, alimentation 520 €, transport 330 €, autres dépenses 720 €.

Données publiques réelles : refaire l’exercice avec la France

Jeu de données de référence. Chiffres issus de publications publiques récentes, consultées pour cette mise à jour du 22 août 2026. Les millésimes sont indiqués dans le texte : ne pas mélanger les périodes sans les harmoniser.

Photographie documentée

En 2025, le salaire moyen par tête dans les branches marchandes non agricoles a augmenté de 2,0 % en euros courants. L’Insee estime sa progression réelle à +0,7 % sur l’année, l’inflation moyenne ayant ralenti. En juillet 2026, l’IPC augmente de 2,1 % sur un an ; au deuxième trimestre 2026, le salaire mensuel de base du privé progresse de 1,9 % sur un an.

Calcul à reproduire

Pour 2025, l’ordre de grandeur simplifié est : 2,0 % de salaire nominal − 1,3 % d’inflation moyenne ≈ +0,7 % de salaire réel. Ce calcul est cohérent avec l’estimation publiée par l’Insee, mais il ne décrit ni les écarts entre ménages ni la composition complète du revenu disponible.

Travail de vérification

Expliquez pourquoi on ne peut pas comparer mécaniquement +1,9 % de salaire de base au deuxième trimestre 2026 et +2,1 % d’IPC en juillet 2026 comme s’il s’agissait de la même période et du même concept. Reconstituez ensuite une comparaison avec des périodes homogènes.

Piège méthodologique : Pouvoir d’achat du salaire, pouvoir d’achat du revenu disponible, salaire moyen par tête et salaire de base sont quatre objets différents. Toujours harmoniser le champ, la période et le déflateur.

Sources primaires et institutionnelles

Travail demandé

  1. Calculer le revenu nominal après hausse et après baisse d’impôt.
  2. Construire l’évolution du budget poste par poste plutôt que d’appliquer aveuglément l’inflation moyenne.
  3. Comparer le diagnostic obtenu avec l’approximation revenu nominal − inflation.
  4. Identifier quels ménages pourraient obtenir un résultat très différent malgré la même inflation officielle.

Consigne supplémentaire : pour chaque résultat, écrire une phrase précisant l’unité et une phrase indiquant au moins une limite. Aucun résultat sans unité n’est accepté.

Construire le verdict

Après les calculs, rédigez un verdict en quatre lignes : constat, mécanisme, incertitude, décision. Si une donnée manque, indiquez laquelle plutôt que de la remplacer par une intuition.

Données
0 à 25
Calcul
0 à 25
Causalité
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Décision
0 à 25
Afficher le corrigé raisonné

Le revenu après hausse vaut 3 296 €, puis 3 331 € avec le gain fiscal. Le budget initial total vaut 2 800 €. Après variation des seuls postes chiffrés, logement = 1 071 €, énergie = 198 € ; si alimentation, transport et autres suivent provisoirement 4,5 %, ils valent 543,40 €, 344,85 € et 752,40 €. Le budget passe alors à environ 2 909,65 €, soit +3,92 %. L’amélioration fiscale atténue la perte réelle mais ne justifie pas d’annoncer un gain uniforme pour tous les ménages.

Ce que le corrigé ne prouve pas : le résultat dépend des données et hypothèses de l’exercice. Dans un cas réel, il faut remplacer chaque valeur par une source primaire datée et tester des scénarios alternatifs.

Passer au niveau expert

Refaites ensuite l’exercice avec une hypothèse volontairement défavorable à votre première conclusion. Si la recommandation change, identifiez le seuil qui provoque ce changement. Cette analyse de sensibilité est plus utile qu’un chiffre unique présenté avec une fausse précision.

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