Compétences mobilisées
Cette mission exige de combiner plusieurs cours. Commencez par identifier la nature de chaque grandeur : stock ou flux, niveau ou taux, valeur nominale ou réelle, donnée observée ou hypothèse.
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Évaluer un système d’indemnisation en combinant assurance, pauvreté, retour à l’emploi, qualité d’appariement et financement.
Cette mission exige de combiner plusieurs cours. Commencez par identifier la nature de chaque grandeur : stock ou flux, niveau ou taux, valeur nominale ou réelle, donnée observée ou hypothèse.
Avant tout calcul, écrivez ce qui pourrait rendre la comparaison invalide : périmètre différent, période différente, causalité incertaine, effet comportemental ou coût déplacé vers un autre acteur.
Salaire net antérieur 2 000 €/mois. Allocation 1 300 €. Offre d’emploi à 1 850 € nets, mais transport/garde supplémentaires 260 €/mois ; reprise déclenche aussi une prime de 90 €.
Au quatrième trimestre 2025, le taux de chômage au sens du BIT atteint 7,9 % en France hors Mayotte, soit environ 2,5 millions de chômeurs. Le chômage des moins de 25 ans atteint 21,5 %, tandis que celui des 50 ans ou plus est de 5,1 %.
L’écart entre le taux de chômage des jeunes et celui des 50 ans ou plus vaut 21,5 − 5,1 = 16,4 points. Ce simple écart montre qu’un taux national moyen masque des situations très différentes selon l’âge.
Construisez une politique qui vise simultanément retour à l’emploi et assurance contre les chocs. Distinguez les problèmes des jeunes, des 25-49 ans et des seniors ; pour chacun, proposez un indicateur de résultat autre que le seul nombre de radiations ou d’entrées en dispositif.
Consigne supplémentaire : pour chaque résultat, écrire une phrase précisant l’unité et une phrase indiquant au moins une limite. Aucun résultat sans unité n’est accepté.
Après les calculs, rédigez un verdict en quatre lignes : constat, mécanisme, incertitude, décision. Si une donnée manque, indiquez laquelle plutôt que de la remplacer par une intuition.
Taux de remplacement = 1 300/2 000 = 65 %. Revenu net lié à l’emploi après coûts et prime = 1 850 − 260 + 90 = 1 680 €, soit 380 € de plus que l’allocation. Il faut ajouter durée de chômage, stabilité de l’emploi, droits futurs, santé, temps de trajet, formation, taux de retour durable et vacances d’emploi.
Ce que le corrigé ne prouve pas : le résultat dépend des données et hypothèses de l’exercice. Dans un cas réel, il faut remplacer chaque valeur par une source primaire datée et tester des scénarios alternatifs.
Refaites ensuite l’exercice avec une hypothèse volontairement défavorable à votre première conclusion. Si la recommandation change, identifiez le seuil qui provoque ce changement. Cette analyse de sensibilité est plus utile qu’un chiffre unique présenté avec une fausse précision.
Pour transposer l’exercice à un autre pays, ne copiez jamais directement le résultat français ou le paramètre de l’énoncé. Reconstituez les institutions, les règles fiscales ou sociales, la structure du marché, les comportements et les sources statistiques locales. La méthode est transférable ; le chiffre ne l’est pas automatiquement. C’est précisément ce qui permet d’utiliser l’expérience française comme cas d’école sans prétendre qu’elle décrit mécaniquement toutes les autres économies.