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Bible Mars — Personnalités

Jennifer Trosper

Partie d’une ferme de l’Ohio, elle a fait rouler les cinq rovers martiens de la NASA : directrice de vol de Pathfinder, responsable de mission de Spirit, des opérations de Curiosity, puis chef de projet de Perseverance.

ingénieure, Jet Propulsion Laboratory

Portrait illustré de Jennifer Trosper
Illustration ; provenance exacte non vérifiée.
Formation
Massachusetts Institute of Technology (ingénierie aérospatiale)
Institution
Jet Propulsion Laboratory
Rôles
Directrice de vol de Pathfinder, responsable de mission de Spirit, chef de projet de Perseverance
Spécialité
Opérations des rovers martiens
Lien avec Mars
A travaillé sur les cinq rovers martiens de la NASA

6 chapitres et 4 annexes : environ 2 500 mots, soit 10 minutes de lecture. Chaque fait vient de sources vérifiées, indiquées à la fin de chaque chapitre.

Première partie

Vers Mars

1970 – 1997

Chapitre 1 · Années 1970 – 1990 De la ferme de l’Ohio au JPL

Jennifer Trosper a travaillé sur les cinq rovers martiens de la NASA. Son chemin vers Mars commence pourtant au milieu des champs de soja, de maïs et de blé de l’Ohio.

Une enfance à la ferme

Elle grandit dans une ferme de l’Ohio. Elle fait du sport et du piano, et rêve un temps de devenir pianiste de concert. Mais elle aime aussi les sciences et les mathématiques, et les histoires que lui raconte son père, qui avait développé des fusées pour le corps des ingénieurs de l’armée américaine dans les années 1950, l’intriguent. L’été, l’un de ses emplois consiste à désherber un champ de haricots de vingt hectares. Elle en a tiré une méthode qu’elle applique encore : quand on ne sait pas par où commencer, on va là où les mauvaises herbes sont les plus denses, et on commence à arracher.

Le MIT, puis la Californie

Après le lycée, elle étudie l’ingénierie aérospatiale au Massachusetts Institute of Technology, puis accepte un poste au Jet Propulsion Laboratory. « J’étais très heureuse ici, raconte-t-elle. Je vivais en Californie du Sud, je faisais le métier de mes rêves. Je n’arrivais même pas à croire que j’étais ingénieure au Jet Propulsion Laboratory, à faire de l’exploration spatiale. » Elle joue beaucoup au volley-ball sur gazon.

Une année en Crimée

Au début des années 1990, elle prend un congé du JPL, sans garantie de retrouver un poste, pour enseigner l’anglais en Ukraine, à Sébastopol, en Crimée, avec trois autres femmes. Elle raconte une année difficile et isolée, dans une ville militaire fermée qui venait de sortir de l’Union soviétique, mais aussi la générosité de ses élèves. Ses parents, qui avaient financé ses études au MIT, sont d’abord stupéfaits.

Sources : NASA/JPL, podcast « On a Mission », saison 4, épisode 1, « Driven to Mars », 20 décembre 2021 (la ferme de l’Ohio, le sport et le piano, le père et les fusées des années 1950, le MIT, l’ingénierie aérospatiale, le JPL, « I was very content here… It seemed unreal », le volley-ball, le congé sans garantie, l’Ukraine et Sébastopol, les trois autres femmes, les parents, le champ de haricots de 50 acres et la méthode). Les 50 acres ont été convertis par nos soins. Elle a évoqué dans ce même podcast sa foi et sa vie de famille ; nous nous en tenons ici à ce qui touche à sa carrière. Les paroles sont traduites de l’anglais.

Chapitre 2 · 1993 – 1997 Une photo de Mars sur le volant

À la fin de son année en Ukraine, Jennifer Trosper envoie une carte postale à l’un de ses mentors du JPL. Le jour où elle rentre à la ferme familiale, le téléphone sonne : il y a une nouvelle mission martienne.

« Une nouvelle mission appelée Mars Pathfinder »

Elle écrit à Joe Savino, alors ingénieur en chef de la division électronique : elle a fini son année et voudrait revenir. Le jour même de son retour dans l’Ohio, il l’appelle : « Jennifer, nous avons une nouvelle mission pour laquelle nous essayons de recruter. Elle s’appelle Mars Pathfinder. » C’est la première mission « plus rapide, meilleure, moins chère » de la NASA. « Nous essayions volontairement de faire les choses aussi simplement que possible », se souvient-elle : petite équipe, peu de documentation, décisions informelles, mais des revues de conception intenses. Elle est chargée de tester le séquençage des commandes.

Le 4 juillet 1997

Pathfinder se pose le 4 juillet 1997, en direct sur CNN. Elle est directrice de vol de la mission. Ce soir-là, en rentrant chez elle, elle tient sur son volant la première image imprimée : le petit rover Sojourner sur le pont de l’atterrisseur, et le paysage martien. « J’avais cette image sur mon volant et je n’arrêtais pas de la regarder. J’aurais sans doute dû regarder davantage la route. » C’est à ce moment, dit-elle, qu’elle commence à réaliser qu’ils sont vraiment sur Mars. Le lendemain, Sojourner doit descendre de sa rampe : il pèse onze kilogrammes et parcourra le sol martien pendant quatre-vingt-trois jours. « Nous étions un peu cow-boys. Nous ne savions pas ce que nous ne savions pas. »

Deux pouces de la célébrité

Grâce à la télévision, elle devient soudain célèbre : de nombreuses lettres arrivent, certaines de détenus, d’autres de gens prêts à partir pour Mars sans retour. Le magazine Parade publie une question d’un lecteur sur « la jeune femme qui dirigeait les opérations le jour de l’atterrissage », à deux pouces d’un article sur l’actrice Sandra Bullock. Elle l’appelle ses « deux pouces de la célébrité ».

Sources : NASA/JPL, podcast « On a Mission », saison 4, épisode 1, 20 décembre 2021 (la carte postale à Joe Savino, l’appel, la citation, « Faster, Better, Cheaper », « We were intentionally trying to do things as simply as possible », le séquençage, CNN, l’image sur le volant, les lettres, Parade et Sandra Bullock, « two inches from fame ») ; NASA/JPL, « NASA Marks 25 Years Since Pathfinder Touched Down on Mars », 27 juillet 2022 (directrice de vol, « As I was on the freeway, I had that image on my steering wheel and kept looking at it… », Sojourner, 11 kg, 83 jours, « We were a little bit cowboyish. We just didn’t know what we didn’t know »). Les paroles sont traduites de l’anglais.

Deuxième partie

Faire rouler les rovers

1999 – 2025

Chapitre 3 · 1999 – 2004 Le sol 18 de Spirit

Après la perte de deux missions martiennes en 1999, la NASA décide de construire deux rovers plus gros, Spirit et Opportunity. Jennifer Trosper devient la responsable de mission de Spirit. Dix-huit jours après l’atterrissage, elle croit l’avoir perdu.

Deux rovers pour plus de sûreté

Mars Climate Orbiter et Mars Polar Lander ont été perdus coup sur coup. De là naît l’idée de loger un rover plus gros dans un système d’atterrissage de type Pathfinder, à coussins et pétales, un peu agrandi. « Parce que nous avions eu des problèmes et que nous voulions être sûrs que celle-ci marche, nous en avons fait deux. » Pour faire descendre Spirit de son atterrisseur, il faut une semaine de commandes interactives : redresser le rover, déployer les rampes ; l’équipe doit même relever un pétale et replier un peu les coussins de peur qu’une roue ne s’y prenne. Chaque commande demande quinze minutes pour atteindre Mars ; la réponse arrive une demi-heure après.

« Les lumières allumées, personne à la maison »

Spirit se pose le 4 janvier 2004. Le dix-huitième jour martien, elle est responsable de mission tactique. Une séquence vient d’être modifiée à la main ; la transmission s’interrompt brusquement. Elle se demande si c’est sa faute, puis si le réseau de l’espace lointain a eu un problème. C’est le rover. Le lendemain, il envoie un signal, mais pas de données : « les lumières allumées, personne à la maison ». Il faut une semaine pour comprendre : un paquet à moitié reçu porte une date située un an dans le futur. Le rover redémarre en boucle à cause de sa mémoire flash. Une commande matérielle met cette mémoire hors ligne ; l’équipe la reformate, et corrige le problème sur Opportunity, qui doit se poser une semaine plus tard. Elle ne rentre pas chez elle pendant quatre ou cinq jours et dort sur un lit de camp dans son bureau.

Ce genre d’épreuve, dit-elle, rend beaucoup plus prudent : on sait que tout peut très mal tourner, très vite. Elle compare Spirit, posé dans un site plus difficile, à une enfant de l’Ohio qui a grandi dans des hivers durs.

Sources : NASA/JPL, podcast « On a Mission », saison 4, épisode 1, 20 décembre 2021 (les deux missions perdues, l’idée du rover dans l’atterrisseur agrandi, « we made two of them », la semaine de commandes, le pétale et les coussins, quinze minutes, responsable de mission de Spirit, l’atterrissage du 4 janvier 2004, le sol 18, « lights on, nobody’s home », le paquet daté d’un an dans le futur, la mémoire flash, le reformatage, Opportunity, le lit de camp, la prudence, la comparaison avec l’Ohio). Les paroles sont traduites de l’anglais.

Chapitre 4 · 2005 – 2016 Curiosity, une bête à soigner

Après les rovers jumeaux, Jennifer Trosper part au siège de la NASA, à Washington, pour une étude sur le retour des humains vers la Lune et Mars. Cinq ans plus tard, elle revient au JPL pour Curiosity.

Mille petites coupures

Elle arrive sur Curiosity environ un an avant le lancement. « Curiosity est une bête. Et la bête avait besoin de beaucoup de soins. » Elle dirige les opérations comme responsable de mission : établir les plans, résoudre les anomalies, faire progresser la mission, former les équipes ; apprendre à piloter le bras robotique peut prendre de six mois à un an. Avec un véhicule aussi complexe, l’environnement martien, les orbiteurs et une grande équipe, c’est « presque la mort par mille coupures ». Un jour, un objet tombé du rover traîne sur le sol ; on passe deux jours à chercher ce que c’est, sans jamais le savoir. « Je résous des problèmes et j’aime le travail d’équipe. »

Au pied du mont Sharp

En septembre 2014, devenue chef de projet adjointe de Curiosity, elle annonce que le rover a atteint le pied du mont Sharp. L’usure des roues a contribué à le faire descendre plus tôt vers le sud, précise-t-elle, mais n’explique pas le choix de commencer l’ascension à Pahrump Hills. « Nous avons roulé dur pendant des mois pour atteindre le point d’entrée du mont Sharp. » Désormais, la priorité passe de la conduite aux études de chaque couche de la montagne. Les petites roches pointues avaient percé les roues dès le début de la mission, et la navigation autonome ne savait pas les éviter.

Sources : NASA/JPL, podcast « On a Mission », saison 4, épisode 1, 20 décembre 2021 (l’étude au siège sur le retour vers la Lune et Mars, le retour cinq ans plus tard, un an avant le lancement, « Curiosity is a beast », responsable de mission, les fonctions, « death by a thousand cuts », l’objet mystérieux, « I’m a problem solver and I’m a team player ») ; NASA, « NASA’s Mars Curiosity Rover Arrives at Martian Mountain », 11 septembre 2014 (chef de projet adjointe, citations) ; NASA, « NASA’s Self-Driving Perseverance Mars Rover ‘Takes the Wheel’ », 1er juillet 2021 (« Curiosity couldn’t AutoNav because of the wheel-wear issue… »). Les paroles sont traduites de l’anglais.

Chapitre 5 · 2016 – 2025 Cinq fois plus vite

Perseverance doit collecter cinq fois plus d’échantillons que Curiosity et rouler cinq fois plus loin. Jennifer Trosper est chargée de le rendre plus rapide et plus autonome, puis de diriger tout le projet.

Dix demandes de changement

L’équipe examine systématiquement ce qui a ralenti Curiosity et propose une dizaine de changements : une navigation autonome bien plus performante, une meilleure compression des données sur la liaison avec les orbiteurs, que l’on installe aussi sur les orbiteurs. Perseverance renverra ainsi plus de cent mille images. « Nous allons pouvoir aller beaucoup plus vite là où les scientifiques veulent aller. Nous pouvons maintenant traverser des terrains plus complexes au lieu de les contourner. »

La pandémie de COVID-19 oblige l’équipe à achever le développement, les essais, puis les opérations largement en télétravail. « On en venait presque à se demander : est-ce vraiment faisable ? » Le 16 février 2021, chef de projet adjointe, elle prévient : « Aucun atterrissage sur Mars n’est garanti, mais nous nous préparons depuis dix ans. »

Chef de projet

Le 7 juin 2021, elle devient chef de projet de Perseverance, succédant à Matt Wallace. En août, le premier carottage revient vide : la roche n’a pas réagi comme prévu. « Je travaille sur toutes les missions de rovers martiens depuis le début, et cette planète nous apprend toujours ce que nous ne savons pas. » En septembre, le rover prélève sa première carotte. « Nous avons fait ce que nous étions venus faire. » En décembre 2021, la NASA invite des élèves qui ont surmonté de grandes difficultés à échanger avec l’équipe : « Mars vous surprend toujours, mais on s’y attelle et on passe de l’autre côté. »

Le centre des opérations

En 2022, la NASA la présente comme ayant été chef de projet de Perseverance « jusqu’à récemment ». En décembre 2025, elle dirige le nouveau centre des opérations des rovers du JPL, pour la Lune et Mars, et y introduit l’intelligence artificielle générative après un « défi de trois semaines ».

Sources : NASA/JPL, podcast « On a Mission », saison 4, épisode 1, 20 décembre 2021 (cinq fois plus d’échantillons et de distance, une dizaine de demandes de changement, la navigation autonome, la compression, cent mille images) ; NASA, « NASA’s Self-Driving Perseverance Mars Rover ‘Takes the Wheel’ », 1er juillet 2021 (citation) ; NASA, « Team Behind NASA’s Newest Mars Rover to Honor Persevering Students », 9 décembre 2021 (télétravail, « Is this really doable? », « Mars always surprises you… ») ; NASA, « NASA’s Next Mars Rover Is Ready for the Most Precise Landing Yet », 16 février 2021 (citation) ; NASA, « NASA’s Perseverance Rover Begins Its First Science Campaign on Mars », 9 juin 2021 (7 juin, Matt Wallace) ; NASA, « NASA’s Perseverance Team Assessing First Mars Sampling Attempt », 6 août 2021 (citation) ; NASA, « NASA’s Perseverance Rover Successfully Cores Its First Rock », 2 septembre 2021 (« We did what we came to do ») ; NASA/JPL, « NASA Marks 25 Years Since Pathfinder Touched Down on Mars », 27 juillet 2022 (« until recently ») ; NASA, « NASA JPL Unveils Rover Operations Center for Moon, Mars Missions », 10 décembre 2025 (responsable du centre, l’IA, « three-week challenge »). Les paroles sont traduites de l’anglais.

Épilogue

Jennifer Trosper et Mars

Chapitre 6 · La leçon Ce que Jennifer Trosper laisse à Mars

Jennifer Trosper a fait rouler les cinq rovers martiens de la NASA. Elle a vu chacun gagner en autonomie, comme un enfant qui grandit. Son parcours porte trois leçons.

Des machines de plus en plus autonomes

De la commande pas à pas de Sojourner à la conduite autonome de Perseverance, les rovers ont appris à décider seuls. Son idéal, dit-elle, serait d’appuyer sur un bouton « faire la mission ». Les futures bases martiennes dépendront de machines capables de travailler sans attendre la Terre.

Arracher d’abord les plus grosses herbes

Face à un système trop complexe, l’essentiel est de commencer quelque part et de ne pas rester bloqué. Les équipages humains, loin de toute aide, auront besoin de cette discipline.

La continuité des équipes

Avoir travaillé sur les cinq rovers, c’est porter une mémoire que les documents ne transmettent pas toujours. Elle voit dans les jeunes ingénieurs qui partent d’un niveau de connaissance bien plus élevé la suite naturelle de cette histoire.

Cette leçon est une réflexion de l’auteur de ce livre, à partir des faits et des propos rapportés dans les chapitres précédents, où leurs sources sont indiquées ; le bouton « do mission » et la comparaison avec l’enfant qui grandit viennent du podcast du 20 décembre 2021.

Annexes

Pour aller plus loin

Annexe Comprendre le métier de Jennifer Trosper

Quelques notions, expliquées simplement, pour suivre ce livre.

Le directeur de vol et le responsable de mission

Ceux qui conduisent les opérations au jour le jour : ils établissent les plans, valident les commandes envoyées au vaisseau et réagissent aux problèmes.

Le chef de projet

Le responsable d’ensemble d’une mission : budget, calendrier, équipes, décisions techniques majeures.

La liaison UHF

Une antenne du rover qui communique avec les sondes en orbite autour de Mars, qui relaient ensuite les données vers la Terre. Elle permet d’envoyer beaucoup plus de données qu’une liaison directe, avec moins d’énergie.

La navigation autonome

Le rover reçoit un point d’arrivée et des contraintes, construit lui-même une carte du terrain et choisit sa route.

La mémoire flash

Une mémoire électronique qui garde ses données même sans courant. Sur Spirit, un problème de gestion de cette mémoire a fait redémarrer l’ordinateur en boucle.

Ces explications sont des notions générales. La liaison UHF, la navigation autonome et la panne de mémoire suivent les explications de Jennifer Trosper dans le podcast du 20 décembre 2021.

Annexe Chronologie

Les dates de la carrière de Jennifer Trosper, dans l’ordre, telles que les sources permettent de les établir.

Avant les années 1990. Études d’ingénierie aérospatiale au MIT ; entrée au JPL.

Début des années 1990. Une année d’enseignement de l’anglais à Sébastopol, en Crimée.

Années 1990. Retour au JPL pour Mars Pathfinder.

4 juillet 1997. Atterrissage de Pathfinder ; elle est directrice de vol.

4 janvier 2004. Atterrissage de Spirit, dont elle est responsable de mission ; panne du sol 18.

Après Spirit. Étude au siège de la NASA sur le retour vers la Lune et Mars.

Vers 2011. Retour au JPL pour Curiosity, environ un an avant le lancement.

11 septembre 2014. Chef de projet adjointe, elle annonce l’arrivée de Curiosity au pied du mont Sharp.

18 février 2021. Atterrissage de Perseverance.

7 juin 2021. Chef de projet de Perseverance.

Septembre 2021. Premier échantillon de roche de Perseverance.

Décembre 2025. Responsable du centre des opérations des rovers du JPL.

Sources : celles des chapitres. La date d’environ 2011 se déduit de son arrivée « environ un an avant le lancement » de Curiosity, lancé en novembre 2011 (voir la biographie de John Grotzinger).

Annexe Les personnages

Les personnes qui apparaissent dans ce livre, avec le rôle que leur donnent les sources.

Joe Savino. Ingénieur en chef de la division électronique du JPL, qui la rappela pour Mars Pathfinder.

Matt Wallace. Son prédécesseur comme chef de projet de Perseverance, devenu directeur adjoint pour la science planétaire au JPL.

Rob Manning. Ingénieur de Pathfinder et de tous les rovers martiens. Il a sa propre biographie dans cette collection.

Sources : celles des chapitres où chacun apparaît ; NASA, « Screening Soon: ‘The Pathfinders’ Trains Lens on Mars », 7 novembre 2019 (Rob Manning et Jennifer Trosper, membres de l’équipe de Pathfinder).

Annexe Sources et méthode

Ce livre ne contient aucun dialogue imaginé, ni aucune pensée prêtée à quelqu’un sans texte pour l’appuyer. Les dialogues rapportés le sont tels que Jennifer Trosper les a elle-même racontés. Cette annexe indique d’où viennent les faits et ce que les sources ne permettent pas d’établir.

Une personne vivante

Jennifer Trosper est vivante au moment où ce livre est écrit. Dans le podcast où elle raconte son parcours, elle parle aussi longuement de sa foi, de sa famille et de la santé d’un de ses enfants. Conformément à la règle de cette collection pour les personnes vivantes, nous n’avons retenu que ce qui touche à sa carrière. Les sources ne donnent ni sa date de naissance ni l’année de son diplôme.

Les sources principales

La base du livre est l’épisode « Driven to Mars » du podcast « On a Mission » du JPL, du 20 décembre 2021, où elle raconte vingt-cinq ans de travail sur les rovers ; s’y ajoutent une douzaine de communiqués de la NASA et du JPL de 2014 à 2025. Les citations sont traduites par nos soins.

Ce qui ne concorde pas

Les sources ne permettent pas de dater précisément son entrée au JPL, son année en Ukraine ni son passage au siège de la NASA. Le communiqué de juillet 2022 dit qu’elle a été chef de projet de Perseverance « jusqu’à récemment », sans dire quand elle a quitté ce poste.

La longueur

Ce livre compte environ deux mille cinq cents mots. L’objectif fixé pour cette collection était de cent mille. Nous ne l’avons pas atteint, et nous préférons le dire. En l’état, le texte ne contient que des faits que nous avons pu rattacher à une source.

Le portrait

Le portrait en tête de ce livre est une image dont nous n’avons pas pu vérifier la provenance exacte.

Sources en ligne

Faits vérifiés auprès de ces sources le 10 octobre 2026.

Pour aller plus loin

Bibliothèque Mars

Ce livre prolonge la page par une architecture complète de colonie martienne. Le dossier ci-dessus reste volontairement autonome : Arcadia est un approfondissement facultatif, pas un préalable à la compréhension.

Arcadia — Manuel de la première cité martienneArcadia — Manuel de la première cité martienne