Bible Mars — Personnalités
Ken Farley
Le géochimiste des gaz rares qui data pour la première fois une roche sur une autre planète, puis devint le scientifique de projet de Perseverance, chargé de choisir les échantillons que Mars enverra un jour sur Terre.
géochimiste, Caltech
- Formation
- Yale (licence de chimie, 1986) ; Institut Scripps (doctorat, 1991)
- Institution
- California Institute of Technology, professeur de géochimie depuis 1993
- Rôle
- Scientifique de projet de Mars 2020 (Perseverance), puis scientifique de projet adjoint
- Recherche
- Isotopes des gaz rares, géochronologie de la Terre et de Mars
- Lien avec Mars
- La première datation d’une roche martienne sur place ; les échantillons de Perseverance
6 chapitres et 4 annexes : environ 2 600 mots, soit 10 minutes de lecture. Chaque fait vient de sources vérifiées, indiquées à la fin de chaque chapitre.
Première partie
Le temps dans les roches
1986 – 2016
Chapitre 1 · 1986 – 2012 Un chimiste des gaz rares
Ken Farley n’a pas commencé par Mars. Pendant vingt-cinq ans, il a appris à faire parler les atomes les plus discrets de la nature, les gaz rares, enfermés dans les roches et les minéraux de la Terre.
Yale, Scripps, Caltech
Il obtient en 1986 une licence de chimie à l’université Yale, puis, en 1991, un doctorat en sciences de la Terre à l’Institut d’océanographie Scripps, de l’université de Californie à San Diego. En 1993, il commence sa carrière de professeur au California Institute of Technology, Caltech, où il devient titulaire de la chaire de géochimie de la fondation W. M. Keck, à la division des sciences géologiques et planétaires.
Lire le temps dans les atomes
Ses recherches portent sur la mise au point et l’application de techniques de géochimie, en particulier les isotopes des gaz rares, comme l’hélium ou l’argon, qui ne réagissent presque avec rien et gardent ainsi la mémoire de ce qui leur est arrivé. Il les applique à de nombreuses questions sur la Terre et le système solaire : la datation des roches, l’évolution chimique de la Terre, le comportement de ces gaz dans les minéraux. En 1994, par exemple, avec des collègues de Caltech, il étudie les gaz rares d’un arc volcanique de Papouasie-Nouvelle-Guinée pour comprendre comment les substances volatiles sont recyclées là où une plaque océanique plonge sous une autre.
Sources : NASA, centre Ames, « The Mars 2020 Perseverance Mission: First step in Mars Sample Return », conférence du 2 février 2021, biographie de l’orateur (Yale en 1986, Scripps en 1991, Caltech depuis 1993, chaire Keck, gaz rares, géochronologie, évolution de la Terre) ; K. Farley, B. McInnes et D. Patterson (Caltech), « Recycling of volatiles at subduction zones: Noble gas evidence from the Tabar-Lihir-Tanga-Feni arc of Papua New Guinea », 1994 (NTRS 19950015370). L’explication sur la faible réactivité des gaz rares est une notion générale.
Chapitre 2 · 2013 – 2016 Dater une roche sur Mars
Jusqu’en 2013, personne n’avait jamais daté une roche directement sur une autre planète. Ken Farley et ses coauteurs y parviennent avec le rover Curiosity, à l’aide d’une méthode vieille de soixante ans.
Le potassium et l’argon
Avant Curiosity, on estimait l’âge des terrains martiens en comptant les cratères d’impact : plus une surface en porte, plus elle est ancienne, et cette échelle avait été calée sur la Lune grâce aux roches rapportées par Apollo. L’équipe de Farley adapte une méthode utilisée sur Terre depuis soixante ans : un isotope du potassium se transforme lentement en argon, un gaz inerte. L’argon s’échappe quand une roche fond, puis s’accumule de nouveau une fois qu’elle s’est solidifiée. Mesurer cet argon donne l’âge de la roche.
La deuxième roche forée par Curiosity, baptisée « Cumberland », devient ainsi la première datée à partir de ses minéraux sur une autre planète : entre 3,86 et 4,56 milliards d’années. Le résultat est annoncé le 9 décembre 2013. « L’âge n’est pas surprenant, dit Farley, mais ce qui est surprenant, c’est que la méthode ait fonctionné avec des mesures faites sur Mars. Quand on valide une nouvelle méthode, on ne veut pas que le premier résultat soit inattendu. Notre compréhension de l’ancienneté de la surface martienne semble juste. »
Depuis combien de temps à l’air libre ?
L’équipe mesure aussi depuis combien de temps la roche se trouve à portée de bras de la surface, là où les rayons cosmiques produisent dans les atomes des gaz que Curiosity peut mesurer. Trois gaz différents donnent un âge d’exposition de 60 à 100 millions d’années : les couches qui la protégeaient ont été arrachées assez récemment, sans doute par le vent qui ronge les falaises. « La vitesse d’exposition est étonnamment rapide, dit-il. C’est juste à côté des escarpements sous le vent qu’on trouvera les roches exposées le plus récemment. » Ce sont les meilleures pour chercher des molécules organiques, que le rayonnement détruit avec le temps.
En 2016, avec Paulo Vasconcelos et d’autres, il applique les mêmes méthodes au grès de Windjana, au mont Sharp ; les âges obtenus y sont discordants, signe d’une histoire plus compliquée.
Sources : NASA, « NASA Rover Results Include First Age Measurement on Mars and Help for Human Exploration », 9 décembre 2013 (comptage des cratères, Apollo, méthode potassium-argon de 60 ans, Cumberland, 3,86 à 4,56 milliards d’années, citations, âges d’exposition de 60 à 100 millions d’années, trois gaz, escarpements, organiques) ; P. M. Vasconcelos, K. A. Farley et al., « Discordant K-Ar and Young Exposure Dates for the Windjana Sandstone, Kimberley, Gale Crater, Mars », 2016 (NTRS 20170003168). Les paroles sont traduites de l’anglais.
Deuxième partie
Perseverance
2014 – 2026
Chapitre 3 · 2014 – 2020 Choisir Jezero, préparer les tubes
Dès 2014, Ken Farley est le scientifique de projet de Mars 2020, la mission du rover Perseverance. Pour la première fois, un rover doit prélever des échantillons martiens destinés à revenir un jour sur Terre.
Un site longtemps hors d’atteinte
Le 31 juillet 2014, il participe, comme scientifique de projet de Mars 2020, à la présentation des instruments du futur rover. Le 19 novembre 2018, la NASA annonce le site : le cratère Jezero, un ancien lac avec son delta. « La communauté martienne convoitait depuis longtemps la valeur scientifique de sites comme Jezero, et une mission précédente avait envisagé d’y aller, explique-t-il, mais les difficultés d’un atterrissage sûr avaient été jugées rédhibitoires. Ce qui était hors d’atteinte est aujourd’hui envisageable, grâce à l’équipe d’ingénieurs de 2020 et aux progrès de l’entrée, de la descente et de l’atterrissage. » Jezero a été retenu, dira-t-il, parce que c’est un endroit très prometteur pour trouver des molécules organiques et d’autres signes possibles de vie microbienne.
Les plus vieux fossiles de la Terre
En août 2019, des scientifiques de Mars 2020 et de la mission européenne ExoMars se rendent dans le Pilbara, en Australie. « L’Outback du Pilbara abrite les plus anciennes formes de vie fossilisées confirmées sur Terre, les stromatolithes, explique Farley. Si nous comprenons mieux comment ces fossiles se sont formés, et quels indices géologiques mènent jusqu’à eux, nous serons d’autant mieux préparés à chercher des signes de vie sur Mars. »
Des tubes plus propres que propres
Les échantillons seront enfermés dans des tubes qui devront revenir sur Terre sans avoir été contaminés par la vie terrestre. « Comparée à Mars, la Terre est remplie de traces de la vie qui recouvre notre planète, dit-il. Nous devions éliminer ces traces si complètement que la moindre preuve restante puisse être détectée et distinguée avec certitude quand ces premiers échantillons reviendront. »
Sources : NASA, « NASA Hosts 3 p.m. EDT Teleconference with Mars 2020 Principal Investigators », 31 juillet 2014 (Ken Farley, scientifique de projet de Mars 2020) ; NASA, « NASA Announces Landing Site for Mars 2020 Rover », 19 novembre 2018 (citation) ; NASA/JPL, « 7 Things to Know About the Mars 2020 Perseverance Rover Mission », 8 juillet 2020 (« We ultimately chose Jezero Crater because it is such a promising location for finding organic molecules and other potential signs of microbial life ») ; NASA, « Scientists Explore Outback as Testbed for Mars », 23 août 2019 (citation) ; NASA, « A Martian Roundtrip: NASA’s Perseverance Rover Sample Tubes », 22 décembre 2020 (citation). La téléconférence de juillet 2014 est la plus ancienne source consultée où il apparaît dans ce rôle ; nous ignorons la date exacte de sa nomination. Les paroles sont traduites de l’anglais.
Chapitre 4 · 2021 – 2024 Le tube 266 et Cheyava Falls
Perseverance se pose dans Jezero le 18 février 2021. Pour Ken Farley commence le travail pour lequel il a été choisi : décider, roche après roche, ce que la Terre recevra un jour de Mars.
Le premier échantillon
Le 6 septembre 2021, la NASA annonce que Perseverance a rempli son premier tube, le numéro 266, avec une carotte de roche. « Avoir ce premier échantillon en poche est une étape énorme, dit Farley. Quand ces échantillons reviendront sur Terre, ils nous raconteront beaucoup de choses sur certains des premiers chapitres de l’évolution de Mars. » Quelques jours plus tard, il résume : « Il semble que nos premières roches révèlent un environnement potentiellement habitable et durable. C’est très important que l’eau soit restée là longtemps. » Plus loin s’étend « South Séítah », une suite de crêtes couvertes de dunes, de blocs et d’éclats de roche qu’il compare à des « assiettes cassées ». Il veut aussi un échantillon d’atmosphère : la composition de l’air martien fait partie des questions que le retour des échantillons doit éclairer.
« Je commençais à désespérer »
Une énigme résiste : d’où viennent les roches du fond du cratère ? En décembre 2021, l’instrument PIXL examine une roche poncée de South Séítah. « Je commençais à désespérer que nous trouvions un jour la réponse, avoue Farley. Mais les cristaux de la roche ont fourni la preuve décisive. » Ces cristaux se sont formés en se déposant lentement dans un magma qui refroidissait, puis la roche a été altérée par l’eau à plusieurs reprises : « un trésor » pour dater les événements de Jezero. En août 2022, il est le premier auteur de l’un des articles de Science qui présentent ces résultats : ces roches volcaniques diront quand le lac existait, et quand le climat de Mars est devenu froid et sec.
Le delta, puis la roche espérée
Le rover gravit ensuite le delta. En janvier 2023, il dépose des tubes au sol au dépôt « Three Forks », une réserve pour la future mission de retour. Les roches du bas du delta, explique Farley, se sont déposées dans un lac ; celles du dessus, dans une rivière qui s’y jetait. En 2024, une roche de la « marge » du cratère, faite presque entièrement de minéraux formés dans l’eau, est prélevée : « Pour le dire simplement, c’est le genre de roche que nous espérions trouver quand nous avons décidé d’explorer Jezero. »
En juillet 2024, Perseverance examine dans l’ancienne vallée de Neretva une roche baptisée « Cheyava Falls ». « C’est la roche la plus déroutante, la plus complexe et potentiellement la plus importante étudiée par Perseverance », dit Farley : de la matière organique, des taches colorées qui pourraient signaler des réactions chimiques utilisables par des microbes, des traces du passage de l’eau, mais une origine encore incertaine. « Scientifiquement, Perseverance n’a plus rien à donner. » Pour comprendre, il faudrait rapporter l’échantillon sur Terre.
Sources : NASA, « NASA’s Perseverance Rover Collects First Mars Rock Sample », 6 septembre 2021 (tube 266, citation) ; NASA, « NASA’s Perseverance Rover Collects Puzzle Pieces of Mars History », 10 septembre 2021 (citation, South Séítah, « broken dinner plates ») ; NASA, « NASA’s Perseverance Plans Next Sample Attempt », 26 août 2021 (échantillon d’atmosphère) ; NASA/JPL, « NASA’s Perseverance Mars Rover Makes Surprising Discoveries », 15 décembre 2021 (« I was beginning to despair we would never find the answer… smoking gun », « treasure trove ») ; NASA, « NASA’s Perseverance Makes New Discoveries in Mars’ Jezero Crater », 25 août 2022 (premier auteur, citation) ; NASA, « NASA’s Perseverance Rover Completes Mars Sample Depot », 30 janvier 2023 (Three Forks, lac et rivière) ; NASA, « Rock Sampled by NASA’s Perseverance Embodies Why Rover Came to Mars », 2024 (citation) ; NASA, « NASA’s Perseverance Rover Scientists Find Intriguing Mars Rock », 25 juillet 2024 (Neretva Vallis, citations). La date d’atterrissage vient de NASA, « NASA’s Perseverance Rover Gives High-Definition Panoramic View of Landing Site », 24 février 2021. Les paroles sont traduites de l’anglais.
Chapitre 5 · 2024 – 2026 Au-delà du cratère, le Mars d’avant
En décembre 2024, Perseverance atteint le sommet du rebord de Jezero. Il quitte les roches qui ont rempli le cratère pour aller voir celles qui étaient là avant lui.
Des morceaux de la croûte primitive
« La campagne du rebord nord nous apporte des richesses scientifiques entièrement nouvelles », dit Ken Farley le 12 décembre 2024. Le rover passe des roches qui ont partiellement rempli Jezero, après l’impact géant qui l’a creusé il y a environ 3,9 milliards d’années, à des roches venues des profondeurs de Mars, projetées vers le haut pour former le rebord. « Ces roches sont des morceaux de la croûte martienne primitive et comptent parmi les plus anciennes du système solaire. Les étudier pourrait nous aider à comprendre à quoi ressemblaient Mars, et notre propre planète, au commencement. »
Un nouveau rôle
En mai 2025, la NASA le présente comme scientifique de projet adjoint de Perseverance, Katie Stack Morgan étant scientifique de projet par intérim. « Les cinq derniers mois ont été un tourbillon géologique », dit-il. Le rover s’attaque alors à « Krokodillen », des roches formées avant même Jezero, pendant le Noachien, la plus ancienne période de Mars. Si l’on y trouvait une biosignature potentielle, explique-t-il, elle daterait d’une époque bien plus ancienne que celle de Cheyava Falls.
En juillet 2026, il résume ce que Perseverance lit désormais dans les couches projetées par d’anciens impacts : « Sur Terre, notre histoire géologique la plus ancienne a été brisée, déformée et effacée par la tectonique des plaques. Comme Mars n’a pas de tectonique des plaques pour recycler sa croûte, cet ancien registre reste intact, et nous offre un rare aperçu d’une période géologique qui n’existe plus sur notre propre planète. »
Sources : NASA, « NASA’s Perseverance Rover Reaches Top of Jezero Crater Rim », 12 décembre 2024 (citations, 3,9 milliards d’années) ; NASA, « NASA’s Perseverance Mars Rover to Take Bite Out of ‘Krokodillen’ », 19 mai 2025 (scientifique de projet adjoint, Katie Stack Morgan par intérim, « The last five months have been a geologic whirlwind », Noachien, Cheyava Falls) ; NASA, « NASA’s Perseverance Rover Reads Record of Ancient Mars Impacts », 15 juillet 2026 (citation). Les paroles sont traduites de l’anglais.
Épilogue
Ken Farley et Mars
Chapitre 6 · La leçon Ce que Ken Farley laisse à Mars
Ken Farley a passé sa vie à mesurer le temps. Sur Mars, il a d’abord daté une roche sur place, puis choisi celles qui devront être datées un jour sur Terre. Trois leçons s’en dégagent.
Savoir quand
Pour savoir si Mars a été habitable, il ne suffit pas de trouver de l’eau : il faut savoir quand elle était là, et combien de temps. La chronologie est la colonne vertébrale de toute histoire martienne.
Choisir avec soin
Un rover ne peut remplir qu’un nombre limité de tubes. Chaque échantillon est un pari sur ce que les laboratoires terrestres pourront en tirer. Les premiers explorateurs humains feront face au même choix, avec la même exigence.
Ne pas contaminer ce que l’on cherche
Pour reconnaître une trace de vie martienne, il faut d’abord éliminer les traces de vie terrestre. Cette discipline, appliquée aux tubes de Perseverance, s’imposera plus encore quand des humains, porteurs de leurs propres microbes, fouleront le sol de Mars.
Cette leçon est une réflexion de l’auteur de ce livre, à partir des faits et des propos rapportés dans les chapitres précédents, où leurs sources sont indiquées.
Annexes
Pour aller plus loin
Annexe Comprendre le métier de Ken Farley
Quelques notions, expliquées simplement, pour suivre ce livre.
Les gaz rares
Hélium, néon, argon, krypton, xénon : des gaz qui ne se combinent presque jamais avec d’autres éléments. Piégés dans une roche, ils y restent comme des témoins de son histoire.
La datation radiométrique
Certains atomes instables se transforment en d’autres à un rythme connu. En mesurant combien d’atomes « fils » se sont accumulés, on calcule depuis combien de temps la transformation a commencé, donc l’âge de la roche. La méthode potassium-argon en est un exemple.
L’âge d’exposition
Le temps pendant lequel une roche est restée près de la surface, exposée aux rayons cosmiques. Ces rayons produisent dans la roche des atomes particuliers dont la quantité augmente avec le temps.
La biosignature
Une substance ou une structure qui pourrait être la trace d’une vie passée, mais qui peut aussi parfois se former sans vie. D’où la prudence des scientifiques.
Le scientifique de projet
Le responsable scientifique d’une mission au sein du projet : il coordonne les équipes des instruments et fait le lien avec les ingénieurs.
Ces explications sont des notions générales. La méthode potassium-argon et l’âge d’exposition suivent le communiqué de la NASA du 9 décembre 2013 ; la définition de la biosignature suit le communiqué de 2024 cité au chapitre « Le tube 266 et Cheyava Falls ».
Annexe Chronologie
Les dates de la carrière de Ken Farley, dans l’ordre, telles que les sources permettent de les établir.
1986. Licence de chimie, université Yale.
1991. Doctorat en sciences de la Terre, Institut d’océanographie Scripps.
1993. Professeur à Caltech.
1994. Étude des gaz rares d’un arc volcanique de Papouasie-Nouvelle-Guinée.
9 décembre 2013. Première datation d’une roche sur Mars (Cumberland).
31 juillet 2014. Présenté comme scientifique de projet de Mars 2020.
2016. Datations du grès de Windjana.
19 novembre 2018. Choix du cratère Jezero.
Août 2019. Mission de terrain dans le Pilbara, en Australie.
18 février 2021. Atterrissage de Perseverance.
Septembre 2021. Premier échantillon de roche, tube 266.
Décembre 2021. Origine magmatique des roches de South Séítah.
Août 2022. Premier auteur d’un article de Science sur les roches de Jezero.
Janvier 2023. Dépôt d’échantillons de Three Forks.
Juillet 2024. La roche « Cheyava Falls ».
Décembre 2024. Sommet du rebord de Jezero.
Mai 2025. Scientifique de projet adjoint ; campagne de Krokodillen.
Juillet 2026. Lecture des couches d’impacts anciens.
Sources : celles des chapitres.
Annexe Les personnages
Les personnes qui apparaissent dans ce livre, avec le rôle que leur donnent les sources.
Paulo Vasconcelos. Chercheur de l’université du Queensland, premier auteur de l’étude de 2016 sur le grès de Windjana.
Katie Stack Morgan. Scientifique du JPL, scientifique de projet adjointe puis par intérim de Perseverance. Elle apparaît aussi dans la biographie de John Grotzinger.
Thomas Zurbuchen. Administrateur associé de la NASA pour les sciences, qui annonce le choix de Jezero.
Mitch Schulte. Scientifique de programme de Mars 2020 au siège de la NASA.
Sources : celles des chapitres où chacun apparaît ; communiqués de la NASA du 19 novembre 2018 (Zurbuchen) et du 23 août 2019 (Schulte).
Annexe Sources et méthode
Ce livre ne contient aucun dialogue imaginé, ni aucune pensée prêtée à quelqu’un sans texte pour l’appuyer. Cette annexe indique d’où viennent les faits et ce que les sources ne permettent pas d’établir.
Une personne vivante
Ken Farley est vivant au moment où ce livre est écrit. Nous nous en sommes tenus à sa vie publique. Les sources consultées ne disent rien de sa naissance, de son enfance ni de sa famille.
Les sources principales
Nous n’avons pas trouvé d’entretien biographique long publié. Le livre s’appuie sur la biographie diffusée par le centre Ames de la NASA pour sa conférence de février 2021, sur une trentaine de communiqués de la NASA et du JPL de 2013 à 2026 qui le citent, et sur deux résumés de ses travaux dans les archives techniques de la NASA. Les citations sont traduites par nos soins.
Ce qui ne concorde pas
Les communiqués de 2014 à 2018 le rattachent au Jet Propulsion Laboratory, ceux de 2019 à 2026 à Caltech : Caltech gère le JPL pour la NASA, et il est professeur à Caltech. En 2025 et 2026, la NASA le présente comme scientifique de projet adjoint ; nous n’avons pas trouvé de source expliquant quand ni pourquoi son rôle a changé.
La longueur
Ce livre compte environ deux mille six cents mots. L’objectif fixé pour cette collection était de cent mille. Nous ne l’avons pas atteint, et nous préférons le dire. Faute d’entretien biographique, sa vie personnelle et ses travaux terrestres ne sont connus que par une notice et des résumés. En l’état, le texte ne contient que des faits que nous avons pu rattacher à une source.
Le portrait
Le portrait en tête de ce livre est une image dont nous n’avons pas pu vérifier la provenance exacte.
Sources en ligne
- NASA Ames, « The Mars 2020 Perseverance Mission: First step in Mars Sample Return » (2021)
- NASA, « NASA Rover Results Include First Age Measurement on Mars… » (2013)
- NASA, « NASA Announces Landing Site for Mars 2020 Rover » (2018)
- NASA, « NASA’s Perseverance Rover Collects First Mars Rock Sample » (2021)
- NASA/JPL, « NASA’s Perseverance Mars Rover Makes Surprising Discoveries » (2021)
- NASA, « NASA’s Perseverance Rover Scientists Find Intriguing Mars Rock » (2024)
- NASA, « NASA’s Perseverance Rover Reaches Top of Jezero Crater Rim » (2024)
- NASA, « NASA’s Perseverance Rover Reads Record of Ancient Mars Impacts » (2026)
Faits vérifiés auprès de ces sources le 10 octobre 2026.
Pour aller plus loin
Bibliothèque Mars
Ce livre prolonge la page par une architecture complète de colonie martienne. Le dossier ci-dessus reste volontairement autonome : Arcadia est un approfondissement facultatif, pas un préalable à la compréhension.
Arcadia — Manuel de la première cité martienne
