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Bible Mars — Personnalités

Michael Hecht

Trente ans au JPL à étudier ce que le sol de Mars réserve aux humains, la découverte des perchlorates avec Phoenix, puis MOXIE, le premier appareil à fabriquer de l’oxygène sur une autre planète.

chercheur, observatoire Haystack du MIT

Portrait illustré de Michael Hecht
Illustration ; provenance exacte non vérifiée.
Institutions
Jet Propulsion Laboratory (trente ans) ; observatoire Haystack du MIT depuis 2012
Rôle
Chercheur principal de MECA (Phoenix) et de MOXIE (Perseverance)
Découverte
Les perchlorates du sol martien, en 2008
Démonstration
Le premier oxygène produit sur Mars, le 20 avril 2021
Lien avec Mars
Préparer la survie et le retour des premiers équipages

5 chapitres et 4 annexes : environ 2 300 mots, soit 10 minutes de lecture. Chaque fait vient de sources vérifiées, indiquées à la fin de chaque chapitre.

Première partie

Le sol des explorateurs

Années 1980 – 2008

Chapitre 1 · Années 1980 – 2001 Trente ans au JPL, la poussière des explorateurs

Michael Hecht a grandi dans la région de Boston. Avant de revenir dans le Massachusetts, il a passé trente ans au Jet Propulsion Laboratory, en Californie, à préparer ce que les futurs explorateurs de Mars rencontreraient sous leurs pieds.

Une enfance à Boston

Il le raconte lui-même en présentant le nom de son instrument le plus célèbre : quand il était enfant, dans la région de Boston, la boisson gazeuse à la mode s’appelait Moxie. Elle avait été inventée à Lowell, à quelques kilomètres de l’observatoire où il travaille aujourd’hui. Le mot « moxie », en anglais, a fini par désigner le cran, l’audace.

MECA, un laboratoire pour les humains

Au JPL, où il passe trente ans, il dirige à la fin des années 1990 la conception de MECA, l’« évaluation de la compatibilité de l’environnement martien », prévue pour l’atterrisseur du programme Mars Surveyor de 2001. L’instrument est financé par la direction des vols habités de la NASA : son but premier est d’évaluer les dangers chimiques et environnementaux que le sol et la poussière de Mars pourraient poser aux futurs explorateurs, et d’aider à fabriquer sur Terre des simulants réalistes du sol martien. Il réunit un petit laboratoire de chimie humide, qui mélange le sol à de l’eau pour en analyser la composition, une station de microscopie qui doit prendre les premières images microscopiques du sol martien, un électromètre pour mesurer l’électricité statique, et des plaquettes de matériaux pour étudier l’usure et l’adhérence de la poussière. Il le conçoit avec Thomas Meloy, de l’université de Virginie-Occidentale.

L’atterrisseur de 2001 n’ira jamais sur Mars. Mais l’héritage de MECA sera, comme il l’écrit en 1999, essentiel pour de futures missions à bas coût.

Sources : NASA, podcast « Small Steps, Giant Leaps », épisode 71, 20 octobre 2021 (la région de Boston, la boisson Moxie inventée à Lowell, trente ans au JPL) ; M. H. Hecht (JPL) et T. P. Meloy (université de Virginie-Occidentale), « The MSP 2001 Mars Environmental Compatibility Assessment (MECA) », 1999 (NTRS 20000110352 et 20000025371 : financement par la direction des vols habités, dangers pour les explorateurs, simulants, chimie humide, microscopie, électromètre, plaquettes) ; mêmes auteurs, « Soil Analysis Micro-Mission Concepts… », 1999 (NTRS 20000025372 : l’héritage). L’abandon de l’atterrisseur de 2001 est rappelé dans la biographie de Steve Squyres, dans cette collection.

Chapitre 2 · 2007 – 2008 Deux cuillerées de sol et des perchlorates

MECA revit sur l’atterrisseur Phoenix, qui se pose près du pôle Nord de Mars en mai 2008. Michael Hecht en est le chercheur principal. Il va y faire une découverte qui changera la façon de penser la vie sur Mars.

Le laboratoire de Phoenix

Sur Phoenix, l’instrument s’appelle désormais « analyseur de microscopie, d’électrochimie et de conductivité ». À côté du laboratoire de chimie humide et des microscopes, il comprend une sonde plantée dans le sol pour mesurer sa température, sa conductivité thermique, sa capacité à stocker la chaleur, et détecter d’éventuelles molécules d’eau mobiles pendant tout l’été polaire.

Une mission « intime »

Il gardera de Phoenix le souvenir d’une mission « petite et intime » : un demi-milliard de dollars, reconnaît-il, ce qui ne paraît pas petit à la plupart des gens, mais une équipe réduite, réunie en un seul lieu, avec des règles un peu plus souples et des objectifs très ciblés. Sa plus grande joie, dit-il à l’époque, vient de l’expérience de chimie humide.

Les perchlorates

Le laboratoire dissout le sol dans de l’eau apportée de la Terre et « goûte » les ions avec des électrodes. Le 25 juin 2008, puis le 6 juillet, dans deux échantillons tirés de tranchées différentes, il détecte un signal inattendu : des perchlorates, un ion formé d’un atome de chlore entouré de quatre atomes d’oxygène. Sur Terre, on en trouve dans le désert d’Atacama, au Chili, et dans les carburants de fusée ou les feux d’artifice. Le 5 août 2008, Hecht présente la découverte avec prudence. « Trouver des perchlorates n’est ni bon ni mauvais pour la vie, mais cela nous oblige à réévaluer notre façon de penser la vie sur Mars. » Le résultat est passionnant, ajoute-t-il, à condition que « nos deux cuillerées de sol » soient représentatives de toute la planète. Ces sels, très stables, ne détruisent pas les matières organiques dans les conditions normales.

Sources : A. P. Zent et M. H. Hecht, « The Thermal Electrical Conductivity Probe (TECP) for Phoenix », 2009 (NTRS 20090033138 : nom de l’instrument, mesures de la sonde) ; NASA, centre Ames, biographie de la conférence du 11 février 2021 (chercheur principal de MECA sur Phoenix en 2008) ; NASA, podcast « Small Steps, Giant Leaps », épisode 71, 20 octobre 2021 (« small intimate missions », le demi-milliard, l’équipe réunie) ; NASA/JPL, « Phoenix Mars Team Opens Window on Scientific Process », 5 août 2008 (échantillons des 25 juin et 6 juillet, Dodo-Goldilocks et Snow White, définition du perchlorate, Atacama, carburants et feux d’artifice, « Finding perchlorates is neither good nor bad for life, but it does make us reassess how we think about life on Mars », « our two teaspoons of soil », stabilité) ; NASA, « NASA Selects ‘MAVEN’ Mission to Study Mars Atmosphere », septembre 2008 (Phoenix posé le 25 mai 2008 près du pôle Nord) ; presse de l’époque résumée par une recherche Web (« My greatest excitement came from the wet chemistry experiment », la méthode des électrodes). Les paroles sont traduites de l’anglais.

Deuxième partie

MOXIE

2012 – 2026

Chapitre 3 · 2012 – 2021 Faire de l’oxygène avec de l’air martien

En 2012, Michael Hecht quitte le JPL pour l’observatoire Haystack du Massachusetts Institute of Technology. Deux ans plus tard, il est choisi pour diriger un instrument d’un genre nouveau sur Perseverance : non pas un instrument de science, mais une petite usine.

Un nom local

Le 31 juillet 2014, la NASA présente les chercheurs principaux des instruments de Mars 2020 ; il en fait partie. Son instrument s’appelle MOXIE, pour « Mars Oxygen ISRU Experiment ». L’acronyme en contient un autre : ISRU, l’utilisation des ressources sur place, c’est-à-dire vivre de ce que l’on trouve. Et MOXIE, c’est aussi la boisson de son enfance.

Une pile à combustible à l’envers

L’air de Mars est très ténu, environ 1 % de celui de la Terre, mais composé à plus de 95 % de dioxyde de carbone. MOXIE l’aspire, le comprime, puis le fait passer dans une céramique chauffée à 800 degrés, une cellule d’électrolyse à oxyde solide. « La technologie est très semblable, peut-être identique, à celle d’une pile à combustible, explique-t-il. On inverse simplement la tension, et toute la réaction s’inverse. » La cellule arrache un atome d’oxygène à chaque molécule de dioxyde de carbone et rejette du monoxyde de carbone. Il ne faut surtout pas aller trop loin : si l’on arrachait les deux atomes d’oxygène, il resterait du carbone, qui encrasserait la céramique.

Pour la fabriquer, il choisit deux entreprises qui n’avaient jamais rien construit pour l’espace : la société aujourd’hui appelée OxEon Energy, pour la cellule, et Air Squared, pour le compresseur. Mieux vaut, estime-t-il, partir de gens qui maîtrisent la technologie et leur apprendre l’espace que l’inverse.

Ce dont une fusée a besoin

« Ce que les gens me demandent d’habitude, c’est si MOXIE est développé pour que les astronautes aient de quoi respirer, dit-il en 2020. Mais les fusées respirent des millions de fois plus d’oxygène que les gens. » Pour faire décoller quatre astronautes de Mars, il faudrait environ sept tonnes de carburant et vingt-cinq tonnes d’oxygène ; un équipage qui passe un an sur place en consommerait peut-être une tonne. Apporter tout cet oxygène de la Terre serait, dit-il, horriblement compliqué et coûteux.

Le 20 avril 2021

Perseverance se pose le 18 février 2021. Le 20 avril, au soixantième jour martien, MOXIE fonctionne pour la première fois sur Mars : après deux heures de chauffe, il produit environ 5,4 grammes d’oxygène en une heure, de quoi faire respirer un astronaute une dizaine de minutes. C’est la première fois qu’un instrument produit de l’oxygène sur un autre monde.

Sources : NASA, centre Ames, biographie de la conférence du 11 février 2021 (MIT depuis 2012, observatoire Haystack, trente ans au JPL) ; NASA, « NASA Hosts 3 p.m. EDT Teleconference with Mars 2020 Principal Investigators », 31 juillet 2014 ; NASA, podcast « Small Steps, Giant Leaps », épisode 71, 20 octobre 2021 (le nom, l’ISRU, 1 %, plus de 95 %, la pile à combustible inversée et la citation, 800 degrés, le carbone, OxEon Energy et Air Squared, « horrendously complicated, horrendously costly ») ; NASA, « MOXIE Could Help Future Rockets Launch Off Mars », 24 novembre 2020 (« What people typically ask me is whether MOXIE is being developed so astronauts have something to breathe… But rockets breathe millions of times as much oxygen as people ») ; NASA, « NASA’s Perseverance Mars Rover Extracts First Oxygen from Red Planet », 21 avril 2021 (20 avril, 60e sol, deux heures de chauffe, 5,4 grammes, dix minutes, 7 et 25 tonnes, « The astronauts who spend a year on the surface will maybe use one metric ton between them »). Les paroles sont traduites de l’anglais.

Chapitre 4 · 2021 – 2026 Seize fonctionnements et la suite

MOXIE ne peut pas fonctionner en permanence. Chaque essai vide les batteries du rover. Michael Hecht et son équipe doivent apprendre le plus possible de chaque séance.

Une fois par mois

Quand MOXIE fonctionne, explique-t-il en octobre 2021, plus rien d’autre ne fonctionne ce jour-là ; le rover doit ensuite recharger ses batteries. L’équipe le fait donc tourner environ une fois par mois, chaque fois dans des conditions un peu plus difficiles : la nuit, puis le jour, quand l’air est encore plus ténu, à différentes températures, avec différentes vitesses de compresseur. Chaque chauffe jusqu’à 800 degrés, suivie d’un refroidissement, use la céramique ; une installation réelle, qui tournerait en continu, aurait la tâche plus facile.

Il tire aussi des leçons de gestion. On lui avait demandé de produire six grammes d’oxygène par heure, ce qui impose un courant constant ; or la sécurité de la céramique demanderait plutôt une tension constante. « Concevez votre instrument pour l’exploitation, pas pour les exigences » : il se souvient qu’on le lui avait appris il y a longtemps.

Deux fois l’objectif

Le 7 août 2023, MOXIE fonctionne pour la seizième et dernière fois et produit 9,8 grammes d’oxygène. En tout, il en aura fabriqué 122 grammes, de quoi faire respirer un petit chien une dizaine d’heures. À son meilleur, il atteint 12 grammes par heure, deux fois l’objectif initial, avec une pureté d’au moins 98 %. « MOXIE a clairement servi d’inspiration à la communauté de l’utilisation des ressources sur place, dit Hecht. Il a montré que la NASA est prête à investir dans ce genre de technologies d’avenir. » La prochaine étape, selon lui, n’est pas un MOXIE 2.0, mais un système complet qui produise l’oxygène, le liquéfie et le stocke. Il faudra pour cela 25 à 30 kilowatts d’électricité, une puissance de toute façon nécessaire à une base humaine, et un appareil d’environ une tonne, de la taille d’un petit congélateur.

D’autres horizons

Pendant la plus grande partie de 2020, il a aussi été directeur adjoint du télescope Event Horizon, qui a révélé en avril 2019 la première image d’un trou noir. En 2025, la NASA retient pour une étude de son programme de concepts innovants son projet d’explorer Vénus grâce à l’électrolyse. Lui qui s’est toujours considéré comme planétologue dit trouver « grisant » de travailler pour l’exploration humaine, et d’imaginer peut-être un jour ses petits-enfants se poser sur Mars.

Sources : NASA, podcast « Small Steps, Giant Leaps », épisode 71, 20 octobre 2021 (une fois par mois, les batteries, les conditions, les cycles thermiques, six grammes par heure, courant et tension, « design your instrument for operations, and don’t design it for requirements », 25 à 30 kilowatts, une tonne, le congélateur, planétologue, « exhilarating », les petits-enfants) ; NASA, « NASA’s Oxygen-Generating Experiment MOXIE Completes Mars Mission », 6 septembre 2023 (16e fonctionnement le 7 août, 9,8 g, 122 g, le petit chien, 12 g/h, 98 %, citation, système complet) ; NASA, centre Ames, biographie de la conférence du 11 février 2021 (directeur adjoint de l’Event Horizon Telescope en 2020, image d’avril 2019) ; NASA, « NIAC 2025 Phase I and Phase II Selections », 10 janvier 2025 (« Exploring Venus with Electrolysis »). Les paroles sont traduites de l’anglais.

Épilogue

Michael Hecht et Mars

Chapitre 5 · La leçon Ce que Michael Hecht laisse à Mars

Michael Hecht a consacré l’essentiel de sa carrière martienne à une question pratique : qu’est-ce qui attend les humains sur Mars, et comment y survivre ? Trois leçons s’en dégagent.

Vivre de ce que l’on trouve

Rapporter un équipage de Mars demande des dizaines de tonnes d’oxygène. Les produire sur place, à partir de l’air martien, change l’équation d’une mission habitée. MOXIE a montré, à petite échelle, que c’est possible.

Connaître le sol avant d’y marcher

Avec MECA, il cherchait déjà les dangers du sol et de la poussière pour les futurs explorateurs. La découverte des perchlorates a rappelé que la chimie de Mars peut surprendre, et qu’elle compte autant pour la santé des équipages que pour la recherche de la vie.

Préparer longtemps à l’avance

Une usine d’oxygène devra arriver sur Mars des mois avant l’équipage, avec une source d’énergie puissante, et fonctionner seule. Les missions humaines se gagneront par ces démonstrations patientes, menées des années plus tôt par des robots.

Cette leçon est une réflexion de l’auteur de ce livre, à partir des faits et des propos rapportés dans les chapitres précédents, où leurs sources sont indiquées ; l’idée d’une usine arrivant avant l’équipage est expliquée par Michael Hecht dans le podcast de 2021.

Annexes

Pour aller plus loin

Annexe Comprendre le métier de Michael Hecht

Quelques notions, expliquées simplement, pour suivre ce livre.

L’ISRU

L’utilisation des ressources sur place : transformer ce que l’on trouve sur une autre planète, air, glace, sol, en produits utiles, comme de l’oxygène, de l’eau ou des matériaux de construction.

L’électrolyse

Utiliser l’électricité pour casser une molécule en éléments plus simples. MOXIE casse le dioxyde de carbone en oxygène et en monoxyde de carbone.

La pile à combustible

Un appareil qui produit de l’électricité en combinant un carburant et un oxydant. En inversant son fonctionnement, on consomme de l’électricité pour séparer les molécules.

Le perchlorate

Un ion formé d’un atome de chlore et de quatre atomes d’oxygène. Les sels qui en contiennent sont très stables et absorbent facilement l’eau.

Le chercheur principal

Le scientifique qui propose un instrument à la NASA, en répond et dirige son équipe.

Ces explications sont des notions générales. L’électrolyse et la pile à combustible suivent les explications de Michael Hecht dans le podcast de 2021 ; le perchlorate suit le communiqué du JPL du 5 août 2008.

Annexe Chronologie

Les dates de la carrière de Michael Hecht, dans l’ordre, telles que les sources permettent de les établir.

1999. Présentation de MECA, prévu pour l’atterrisseur martien de 2001.

25 mai 2008. Phoenix se pose près du pôle Nord de Mars.

25 juin et 6 juillet 2008. Détection de perchlorates par MECA.

5 août 2008. Annonce publique des perchlorates.

2012. Quitte le JPL pour l’observatoire Haystack du MIT.

31 juillet 2014. Présenté parmi les chercheurs principaux des instruments de Mars 2020.

2015. Étude « A Tall Ship and a Star to Steer Her By » pour le programme de concepts innovants de la NASA.

2020. Directeur adjoint du télescope Event Horizon.

20 avril 2021. Premier oxygène produit sur Mars par MOXIE.

7 août 2023. Seizième et dernier fonctionnement de MOXIE.

Janvier 2025. Étude sur l’exploration de Vénus par électrolyse.

Sources : celles des chapitres ; NASA, « NIAC 2015 Phase I and Phase II Selections », 7 mai 2015, pour l’étude de 2015.

Annexe Les personnages

Les personnes qui apparaissent dans ce livre, avec le rôle que leur donnent les sources.

Thomas Meloy. Chercheur de l’université de Virginie-Occidentale, coauteur des présentations de MECA en 1999.

Aaron Zent. Chercheur du centre Ames, premier auteur de la présentation de la sonde de conductivité de Phoenix.

William Boynton. Responsable de l’instrument TEGA de Phoenix, qui ne contredit pas la découverte des perchlorates.

Trudy Kortes. Directrice des démonstrations technologiques de la NASA, qui finance MOXIE.

Sources : celles des chapitres où chacun apparaît ; communiqués de la NASA du 5 août 2008 (Boynton) et du 21 avril 2021 (Kortes).

Annexe Sources et méthode

Ce livre ne contient aucun dialogue imaginé, ni aucune pensée prêtée à quelqu’un sans texte pour l’appuyer. Cette annexe indique d’où viennent les faits et ce que les sources ne permettent pas d’établir.

Une personne vivante

Michael Hecht est vivant au moment où ce livre est écrit. Nous nous en sommes tenus à sa vie publique et à ce qu’il a dit lui-même de son enfance. Les sources consultées ne donnent ni sa date de naissance, ni ses diplômes, ni la date de son entrée au JPL.

Les sources principales

La base du livre est l’épisode 71 du podcast « Small Steps, Giant Leaps » de la NASA, du 20 octobre 2021, où il parle longuement de MOXIE, de Phoenix et de ses leçons de gestion ; s’y ajoutent sa biographie diffusée par le centre Ames en 2021, les communiqués de la NASA et du JPL de 2008 à 2025, et des résumés de ses travaux dans les archives techniques de la NASA (NTRS). Une citation de 2008 sur la chimie humide n’est connue que par la presse de l’époque. Les citations sont traduites par nos soins.

Ce qui ne concorde pas

La quantité d’oxygène nécessaire pour faire décoller un équipage de Mars varie selon les sources : environ 25 tonnes dans les communiqués de 2020 et 2021, « plus de 25 tonnes » dans la présentation de sa conférence, 25 à 30 tonnes, voire 27, dans le podcast de 2021. La production maximale prévue de MOXIE est de 10 grammes par heure dans le communiqué d’avril 2021, de 6 grammes par heure comme exigence dans le podcast ; il en a finalement atteint 12.

La longueur

Ce livre compte environ deux mille trois cents mots. L’objectif fixé pour cette collection était de cent mille. Nous ne l’avons pas atteint, et nous préférons le dire. Les sources publiques sur sa vie sont rares. En l’état, le texte ne contient que des faits que nous avons pu rattacher à une source.

Le portrait

Le portrait en tête de ce livre est une image dont nous n’avons pas pu vérifier la provenance exacte.

Sources en ligne

Faits vérifiés auprès de ces sources le 10 octobre 2026.

Pour aller plus loin

Bibliothèque Mars

Ce livre prolonge la page par une architecture complète de colonie martienne. Le dossier ci-dessus reste volontairement autonome : Arcadia est un approfondissement facultatif, pas un préalable à la compréhension.

Arcadia — Manuel de la première cité martienneArcadia — Manuel de la première cité martienne