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Bible Mars — Personnalités

Rob Manning

Le fils de marin qui rêvait du JPL est devenu l’ingénieur qui a posé sur Mars Pathfinder, les rovers jumeaux et Curiosity, de la cascade de coussins gonflables à la grue céleste, avant de diriger l’ingénierie du laboratoire.

ingénieur, Jet Propulsion Laboratory

Portrait illustré de Rob Manning
Illustration ; provenance exacte non vérifiée.
Formation
Whitman College ; Caltech (ingénierie et physique appliquée ; mathématiques et physique)
Institution
Jet Propulsion Laboratory, depuis 1980 selon une notice
Rôles
Ingénieur en chef de Mars Pathfinder, de Mars Science Laboratory, puis du JPL
Spécialité
Entrée, descente et atterrissage ; ingénierie système
Lien avec Mars
A participé à l’aventure des cinq rovers martiens de la NASA

6 chapitres et 4 annexes : environ 2 500 mots, soit 10 minutes de lecture. Chaque fait vient de sources vérifiées, indiquées à la fin de chaque chapitre.

Première partie

Vers le JPL

1960 – 1997

Chapitre 1 · Années 1960 – 1980 Un enfant de marin qui lisait sur le JPL

Rob Manning a lu le nom du Jet Propulsion Laboratory pour la première fois vers douze ans, dans un livre. L’endroit lui paraissait hors de portée. Il y passera toute sa carrière.

De base navale en base navale

Fils de militaire de la marine, il déménage d’État en État avant que sa famille ne s’installe près du Puget Sound, dans l’État de Washington. Il vit sur l’île Whidbey, puis va au lycée de Burlington Edison, à Burlington. Les programmes Mercury, Gemini et Apollo le fascinent. Il dévore National Geographic, Life et les livres scientifiques mensuels de Time Life. Il se rêve inventeur et construit de nombreuses maquettes de fusées et de capsules de la NASA.

Il cite parmi ses inspirations l’enthousiasme curieux du journaliste Walter Cronkite pour l’espace, les auteurs de science-fiction Isaac Asimov, Arthur C. Clarke, Robert A. Heinlein et Ray Bradbury, et des professeurs qui l’ont poussé à penser au-delà de ses limites.

De Whitman à Caltech

Il entre au Whitman College, à Walla Walla, puis rejoint le California Institute of Technology, à Pasadena. Il en sort avec une licence d’ingénierie et de physique appliquée, orientée électronique, et une licence de mathématiques et de physique. À Caltech, il regarde arriver les images de Jupiter envoyées par Voyager. Le JPL lui propose alors un emploi à temps partiel : dessinateur des schémas de la sonde Galileo. Une notice le dit au JPL depuis 1980.

Sources : NASA Science, page « Rob Manning » (enfant de marin, Puget Sound, île Whidbey, Burlington Edison, Mercury, Gemini et Apollo, magazines et livres Time Life, maquettes, Walter Cronkite, auteurs de science-fiction, professeurs, Whitman College, Caltech, diplômes, le JPL lu à 12 ans, Voyager, dessinateur pour Galileo) ; recherche Web résumant une notice de conférence (au JPL depuis 1980). Les paroles sont traduites de l’anglais.

Chapitre 2 · 1980 – 1997 Ingénieur en chef de Pathfinder

Pendant près de quinze ans, Rob Manning passe d’un service à l’autre du JPL pour élargir ses compétences et ses relations. Puis on lui confie l’ingénierie d’une mission audacieuse : poser sur Mars un atterrisseur entouré de coussins gonflables.

Apprendre partout

Il travaille sur des sondes comme Galileo vers Jupiter, Magellan vers Vénus et Cassini vers Saturne. Il se décrit comme un ingénieur système spécialisé dans la robotique interplanétaire autonome. Son conseil aux jeunes : « Passez une décennie de votre carrière à faire du vrai travail. Soyez patients, soyez curieux et soyez prêts à apprendre des meilleurs. »

Des coussins gonflables

Au début des années 1990, il devient l’ingénieur en chef de Mars Pathfinder et dirige l’équipe de l’entrée, de la descente et de l’atterrissage. Le JPL propose une méthode nouvelle : pendant que l’atterrisseur pend sous son parachute, des coussins géants se gonflent autour de lui ; des rétrofusées le freinent au-dessus du sol, puis le paquet tombe d’une vingtaine de mètres et rebondit, parfois jusqu’à quinze mètres de haut, avant de s’arrêter. Pathfinder se pose ainsi le 4 juillet 1997 et dépose le petit rover Sojourner : le premier atterrisseur à coussins et le premier rover sur une autre planète.

La pompe sans fréon

Il raconte volontiers la plus grosse erreur matérielle qu’il ait commise. Avec Guy Beutelschies, il teste la séquence de lancement de Pathfinder. Dans le sas, le vaisseau est en pièces détachées, reliées par des rallonges pour qu’il se croie assemblé. Ils allument la pompe qui fait circuler le fréon de refroidissement. Un technicien accourt : un bruit horrible sort de l’étage de croisière. La pompe n’avait pas de fréon, et elle en a besoin pour se lubrifier. Il faut découper les tubes et souder une pompe de rechange. La leçon, dit-il : lors des essais importants, exiger la présence de tous ceux qui connaissent l’équipement.

Sources : NASA Science, page « Rob Manning » (près de 15 ans dans différents services, ingénieur système, citations sur la carrière, Pathfinder le 4 juillet 1997) ; NASA, notice biographique de la NESC Academy (Galileo, Magellan, Cassini, ingénieur en chef de Pathfinder et responsable de l’EDL au début des années 1990, premier atterrisseur à coussins et premier rover) ; NASA, « Here’s How Curiosity’s Sky Crane Changed the Way NASA Explores Mars », 7 août 2024 (la méthode des coussins, 20 m, rebonds jusqu’à 15 m) ; NASA/JPL, podcast « On a Mission », saison 4, épisode 12, « Secrets of the Mars Rovers », 8 mars 2023 (la pompe, Guy Beutelschies, la leçon). Les paroles sont traduites de l’anglais.

Deuxième partie

Se poser sur Mars

1998 – 2024

Chapitre 3 · 1998 – 2004 Tester les parachutes après le lancement

Après Pathfinder, Rob Manning aide à proposer d’adapter l’atterrisseur et le petit rover en deux grands rovers : Spirit et Opportunity. Il dirige l’ingénierie système des rovers et l’équipe d’atterrissage.

Sojourner à l’intérieur

Spirit et Opportunity, explique-t-il, sont nés d’une fusion directe des capacités de Sojourner et du système de Pathfinder : on ajoute à ce que l’on sait au lieu de tout recommencer. Mais chaque fois, il faut tout retester, car le matériel, la configuration et les masses changent.

Deux rovers sans destination

À l’approche du lancement, à l’été 2003, une commission d’examen met en doute les deux sites prévus. À Gusev, les vents risquent d’être trop forts ; Meridiani est trop haut pour la marge de temps qu’offre le parachute, testé seulement jusqu’à une certaine pression en soufflerie. « Nous avions deux véhicules sur la fusée, prêts à partir, et aucun site officiellement choisi », raconte-t-il en riant. Steve Squyres l’implore de trouver un moyen de prouver qu’on peut y aller.

L’équipe décide alors de tester, pendant l’été qui suit le lancement, les parachutes à des pressions plus élevées, les rétrofusées pour mieux lutter contre le vent, et, à la demande de Dara Sabahi, les coussins gonflables à de plus grandes vitesses horizontales. « Nous testions des coussins, des fusées et des parachutes, tout cela après le lancement. » Les sites de secours, sûrs mais moins intéressants, restaient possibles en cas d’échec. Les essais réussissent ; le comité de sélection des sites approuve Gusev et Meridiani, et les manœuvres de correction de trajectoire visent ces destinations. Les deux rovers se posent en janvier 2004.

La grue céleste

Pendant ces années, en février 2000, il travaille aussi au concept initial d’un système d’atterrissage tout à fait nouveau, pour des rovers trop lourds pour des coussins : une sorte de réacteur dorsal robotisé qui descend le rover au bout de câbles. « Les gens étaient perplexes, se souvient-il. Ils supposaient que la propulsion serait toujours en dessous, comme dans les vieux films de science-fiction où une fusée se pose sur une planète. » En mettant les moteurs au-dessus, on les éloigne du sol, on évite de creuser un trou dont le rover ne pourrait pas sortir, et les roues servent de train d’atterrissage.

Sources : NASA, notice biographique de la NESC Academy (proposition des MER, ingénierie système et EDL, coconception de la grue céleste) ; NASA/JPL, podcast « On a Mission », saison 4, épisode 12, 8 mars 2023 (« direct melding », les retests, la commission d’examen, Gusev et Meridiani, « So we had two vehicles that were on the rocket… », Steve Squyres, les essais après le lancement, Dara Sabahi, « So we’re testing airbags, rockets and parachutes – all after launch », les sites de secours, l’approbation) ; NASA, « Here’s How Curiosity’s Sky Crane Changed the Way NASA Explores Mars », 7 août 2024 (février 2000, « People were confused by that… », les raisons). Steve Squyres a sa propre biographie dans cette collection. Les paroles sont traduites de l’anglais.

Chapitre 4 · 2004 – 2014 Sept minutes pour Curiosity

Après les rovers jumeaux, Rob Manning devient ingénieur en chef du programme martien, puis, en 2007, ingénieur en chef de Mars Science Laboratory. Il va poser sur Mars le rover le plus lourd jamais envoyé, avec la grue céleste qu’il avait contribué à imaginer.

Ingénieur en chef du programme

Comme ingénieur en chef du programme d’exploration de Mars, il participe à la planification et à l’intégration de missions comme l’atterrisseur Phoenix, Mars Reconnaissance Orbiter et Mars Science Laboratory. En 2004, le magazine SpaceNews le compte parmi les cent personnes qui ont marqué l’activité spatiale civile, commerciale et militaire depuis 1989.

Un râleur au sol

Curiosity est trop gros et trop lourd pour des coussins. La grue céleste le dépose : un réacteur dorsal robotisé l’amène au-dessus du site, le descend au bout de câbles de nylon, les coupe, puis s’éloigne pour s’écraser à distance. Les ingénieurs doivent apprendre à empêcher le rover de se balancer, comme le font les grands hélicoptères-grues terrestres. Au sol, raconte Manning, le rover se plaignait de tout : « Mon radar est trop chaud, ceci est trop chaud, je n’aime pas cet endroit, la gravité est trop forte. » Il avait été conçu pour être heureux sur Mars, pas sur Terre.

Le 5 août 2012, l’équipe attend en salle de contrôle, sans rien voir, pendant sept minutes interminables, puis explose de joie quand arrive le signal : Curiosity est posé. En 2014, il publie avec l’écrivain scientifique William L. Simon un récit de l’intérieur, Mars Rover Curiosity: An Inside Account from Curiosity’s Chief Engineer, chez Smithsonian Books.

Sources : NASA, notice biographique de la NESC Academy (ingénieur en chef du programme, Phoenix, MRO, MSL, SpaceNews en 2004, ingénieur en chef de MSL en 2007, atterrissage du 5 août 2012, le livre) ; NASA, « Here’s How Curiosity’s Sky Crane Changed the Way NASA Explores Mars », 7 août 2024 (la manœuvre, les câbles de nylon, l’écrasement contrôlé, le balancement, les hélicoptères-grues, les sept minutes) ; NASA/JPL, podcast « On a Mission », saison 4, épisode 12, 8 mars 2023 (« Curiosity was… oh, what a whiner », « we designed them to be happy on Mars ») ; recherche Web résumant le communiqué de la Smithsonian Institution (coauteur William L. Simon, Smithsonian Books, 21 octobre 2014). Nous n’avons pas lu ce livre. Les paroles sont traduites de l’anglais.

Chapitre 5 · 2015 – 2024 « Oui ! Oui ! Oui ! »

Devenu ingénieur en chef du JPL, Rob Manning a participé, d’une façon ou d’une autre, à l’aventure des cinq rovers martiens de la NASA. Il en tire une humilité qu’il aime transmettre.

Des parachutes qui se déchirent

Il est notamment ingénieur en chef du projet LDSD, consacré à de nouveaux freins aérodynamiques supersoniques. Lors d’essais au large de Kauai, à Hawaï, des parachutes de plus de trente mètres de diamètre se déchirent à près de deux fois la vitesse du son. « Nous avons compris que nos parachutes fonctionnaient tout juste », dit-il : depuis Pathfinder, la marge était moins grande qu’on ne le croyait. En regardant les films au ralenti, les experts voyaient un parachute s’ouvrir comme sur Terre ; à vitesse réelle, il passe de fermé à ouvert d’une image à l’autre. La leçon : s’entourer de gens qui ne sont pas complaisants et osent critiquer.

Le 18 février 2021

Pour l’atterrissage de Perseverance, il commente la descente. « Il y a 79 dispositifs pyrotechniques ; chacun doit fonctionner parfaitement. Un seul court-circuit critique, un seul mécanisme clé qui ne marche pas, et la mission est finie. » Près de la moitié des missions vers Mars ont échoué, rappelle-t-il. « Je dois avouer que je suis assez anxieux, mais plein d’espoir. » Quand le parachute s’ouvre : « Oui ! Oui ! Oui ! » Puis : « On l’a. On y est. »

En 2021, la National Space Society lui décerne, avec Bobby Braun, un prix Space Pioneer pour leurs contributions à l’entrée, la descente et l’atterrissage. En avril 2024, Howard Eisen lui succède comme ingénieur en chef du JPL ; il reste au bureau de l’ingénieur en chef pour mettre son expérience au service des missions.

« Nous sommes humains d’abord »

Une sonde martienne, résume-t-il, doit se transformer de voyageur interplanétaire en pilote hypersonique, en parachutiste, en pilote de fusée, en atterrisseur, puis rouler et photographier sans se mettre en danger. Sa complexité est presque fractale : plus on y regarde, plus il y a de détails. Plus de la moitié des défauts découverts, on apprend à vivre avec, car Mars ne laisse partir que tous les vingt-six mois. « Nous sommes humains d’abord, robots ensuite. » En dehors du travail, il joue de la trompette de jazz, peint et skie.

Sources : NASA, notice biographique de la NESC Academy (ingénieur en chef du projet LDSD) ; NASA/JPL, podcast « On a Mission », saison 4, épisode 12, 8 mars 2023 (les parachutes de Kauai, « We realized that our parachutes were just barely working », le ralenti, les critiques, la transformation, la fractale, plus de la moitié des défauts, 26 mois) ; NASA/JPL, podcast « On a Mission », saison 4, épisode 6, « The Promise of Perseverance », 8 juin 2022 (79 dispositifs, la moitié des missions, « I am quite anxious, but very hopeful », « Yes! Yes! Yes! », « We got it. We’re there ») ; NASA/JPL, « National Space Society Honors Bobby Braun, Rob Manning », 1er juillet 2021 ; NASA/JPL, « NASA’s Jet Propulsion Laboratory Announces 3 Personnel Appointments », 11 avril 2024 ; NASA Science, page « Rob Manning » (« We are human first, robots last », trompette, peinture, ski). Les paroles sont traduites de l’anglais.

Épilogue

Rob Manning et Mars

Chapitre 6 · La leçon Ce que Rob Manning laisse à Mars

Rob Manning a posé sur Mars des machines de plus en plus lourdes. Les équipages humains seront plus lourds encore. Ses récits portent trois leçons.

Atterrir est la première épreuve

Coussins, grue céleste, navigation sur le terrain : chaque génération a dû inventer sa propre façon de se poser. Une mission habitée demandera une nouvelle méthode, et autant d’essais.

Mars n’est pas la Terre

Tester « comme on vole » est presque impossible, puisque l’on teste sur Terre. Les parachutes de Kauai ont montré qu’une marge que l’on croyait solide pouvait être mince. Pour des humains, ces marges devront être connues, pas supposées.

Des chaussures à semelles épaisses

Les roches martiennes, taillées par le vent, sont souvent coupantes. S’il était astronaute martien, dit-il, il exigerait des chaussures à semelles épaisses, avec de l’acier entre lui et ces pointes. Les détails apparemment modestes que révèlent les robots sont ceux qui protégeront les humains.

Cette leçon est une réflexion de l’auteur de ce livre, à partir des faits et des propos rapportés dans les chapitres précédents ; la remarque sur les roches coupantes et les chaussures vient du podcast « On a Mission » du 8 mars 2023.

Annexes

Pour aller plus loin

Annexe Comprendre le métier de Rob Manning

Quelques notions, expliquées simplement, pour suivre ce livre.

L’ingénieur en chef

Le responsable technique d’un projet : il veille à ce que toutes les parties d’un vaisseau fonctionnent ensemble et tranche les questions d’ingénierie difficiles.

L’ingénierie système

L’art de concevoir un ensemble complexe comme un tout : énergie, masse, chaleur, logiciels, mécanismes, et la façon dont chacun dépend des autres.

Entrée, descente et atterrissage

Les quelques minutes pendant lesquelles un vaisseau passe d’environ 20 000 kilomètres à l’heure à l’arrêt sur le sol martien : bouclier thermique, parachute, rétrofusées, puis coussins ou grue céleste.

La grue céleste

Un étage de descente propulsé qui flotte au-dessus du sol et dépose le rover au bout de câbles, avant de s’éloigner pour s’écraser à distance.

La marge

La réserve de sécurité prévue dans une conception pour tenir compte de ce que l’on ne sait pas : environnement, erreurs de conception, fabrication. Rob Manning parle de 20 à 50 % de surdimensionnement.

Ces explications sont des notions générales. La vitesse d’entrée (environ 13 000 milles à l’heure) et la marge de 20 à 50 % viennent du podcast « On a Mission » du 8 mars 2023 ; la grue céleste du communiqué de la NASA du 7 août 2024. Les milles ont été convertis par nos soins.

Annexe Chronologie

Les dates de la carrière de Rob Manning, dans l’ordre, telles que les sources permettent de les établir.

Vers douze ans. Il découvre le JPL dans un livre de Time Life.

1980. Au JPL, d’abord comme dessinateur à temps partiel pour Galileo (selon une notice).

Début des années 1990. Ingénieur en chef de Mars Pathfinder et responsable de l’atterrissage.

4 juillet 1997. Atterrissage de Pathfinder et de Sojourner.

Février 2000. Premier concept de la grue céleste.

Été 2003. Essais de parachutes, de fusées et de coussins après le lancement des rovers jumeaux.

Janvier 2004. Atterrissages de Spirit et d’Opportunity.

2004. Cité par SpaceNews parmi les cent personnes qui ont marqué l’espace depuis 1989.

2007. Ingénieur en chef de Mars Science Laboratory.

5 août 2012. Atterrissage de Curiosity.

2014. Mars Rover Curiosity, avec William L. Simon.

18 février 2021. Atterrissage de Perseverance, qu’il commente.

2021. Prix Space Pioneer de la National Space Society.

Avril 2024. Howard Eisen lui succède comme ingénieur en chef du JPL.

Sources : celles des chapitres.

Annexe Les personnages

Les personnes qui apparaissent dans ce livre, avec le rôle que leur donnent les sources.

Guy Beutelschies. Ingénieur de Pathfinder, avec qui il testa la séquence de lancement.

Steve Squyres. Chercheur principal de Spirit et Opportunity. Il a sa propre biographie dans cette collection.

Dara Sabahi. Ingénieur chargé des questions mécaniques des rovers jumeaux, qui demanda de nouveaux essais de coussins.

William L. Simon. Écrivain scientifique, coauteur de son livre sur Curiosity.

Bobby Braun. Directeur des sciences planétaires du JPL, honoré avec lui en 2021.

Howard Eisen. Son successeur comme ingénieur en chef du JPL en 2024.

Swati Mohan. Ingénieure de Perseverance dont la voix, au contrôle de mission, suit la descente. Elle a sa propre biographie dans cette collection.

Sources : celles des chapitres où chacun apparaît ; podcast « On a Mission », saison 4, épisode 6 (Swati Mohan au contrôle de mission).

Annexe Sources et méthode

Ce livre ne contient aucun dialogue imaginé, ni aucune pensée prêtée à quelqu’un sans texte pour l’appuyer. Les dialogues rapportés le sont tels que Rob Manning les a lui-même racontés. Cette annexe indique d’où viennent les faits et ce que les sources ne permettent pas d’établir.

Une personne vivante

Rob Manning est vivant au moment où ce livre est écrit. Nous nous en sommes tenus à sa vie publique et à ce qu’il a lui-même raconté de sa jeunesse. Les sources consultées ne donnent ni sa date de naissance ni les dates de ses diplômes.

Les sources principales

Le livre s’appuie sur sa page personnelle du site scientifique de la NASA, sur sa notice de la NESC Academy de la NASA, sur trois épisodes du podcast « On a Mission » du JPL (2022 et 2023) où il raconte des épisodes de sa carrière, et sur des communiqués de la NASA et du JPL de 2019 à 2024. Il a écrit avec William L. Simon un livre sur Curiosity, que nous n’avons pas utilisé. Les citations sont traduites par nos soins.

Ce qui ne concorde pas

Sa notice de la NESC Academy le présente comme responsable de l’ingénierie du programme martien et ingénieur en chef du projet LDSD ; les communiqués de 2021 et 2024 le présentent comme ingénieur en chef du JPL. Ces notices correspondent à des moments différents de sa carrière, dont nous ne connaissons pas toujours les dates.

La longueur

Ce livre compte environ deux mille cinq cents mots. L’objectif fixé pour cette collection était de cent mille. Nous ne l’avons pas atteint, et nous préférons le dire. En l’état, le texte ne contient que des faits que nous avons pu rattacher à une source.

Le portrait

Le portrait en tête de ce livre est une image dont nous n’avons pas pu vérifier la provenance exacte.

Sources en ligne

Faits vérifiés auprès de ces sources le 10 octobre 2026.

Pour aller plus loin

Bibliothèque Mars

Ce livre prolonge la page par une architecture complète de colonie martienne. Le dossier ci-dessus reste volontairement autonome : Arcadia est un approfondissement facultatif, pas un préalable à la compréhension.

Arcadia — Manuel de la première cité martienneArcadia — Manuel de la première cité martienne