AccueilFrance6.04 — Exonérer les plus-values immobilières après dix ans

En 30 secondes

Droit actuelPour les plus-values immobilières des particuliers concernées, le régime général distingue l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux : l’exonération totale liée à la durée est acquise après 22 ans pour l’impôt sur le revenu et après 30 ans pour les prélèvements sociaux.
Choix Delta-SierraLa réforme consiste à raccourcir la durée de détention nécessaire, avec un barème d’abattement lisible et distinct pour l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux.
Règle de chiffrageLe coût ou rendement net est publié après comportement, transition et double compte.
VérificationTransactions par année de détention du bien.

Droit et système actuel en 2026

Pour les plus-values immobilières des particuliers concernées, le régime général distingue l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux : l’exonération totale liée à la durée est acquise après 22 ans pour l’impôt sur le revenu et après 30 ans pour les prélèvements sociaux. La résidence principale dispose d’une exonération propre. [source]

Le Plan publié propose dix ans ; un scénario de travail plus récent teste quinze ans comme compromis anti-spéculatif. Ces deux options doivent être comparées explicitement au lieu d’être mélangées.

Réforme proposée : ce qui change réellement

La réforme consiste à raccourcir la durée de détention nécessaire, avec un barème d’abattement lisible et distinct pour l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Une option à dix ans maximise la mobilité ; l’option à quinze ans conserve un verrou plus long.

Le choix final doit traiter les résidences secondaires, les biens locatifs relevant du régime concerné, les terrains et les situations déjà exonérées. L’objectif est d’éviter la rétention uniquement fiscale tout en maintenant une contribution sur les gains rapides.

Chiffrage : de l’assiette au résultat net

Le coût statique est la recette perdue sur les ventes qui auraient eu lieu de toute façon entre les nouveaux et anciens délais d’exonération. Le coût dynamique dépend du nombre de ventes supplémentaires déclenchées : celles-ci peuvent générer droits de mutation, activité notariale, travaux ou autres recettes, mais ces effets ne doivent pas être surestimés.

Le modèle publie au moins trois scénarios de volume. Le rendement net pour les finances publiques est la différence entre perte de plus-value et recettes additionnelles réellement attribuables à la mobilité, avec un intervalle d’incertitude.

Comportements, distribution et contournements

La réforme peut accélérer les cessions, mais elle peut aussi être capitalisée dans les prix ou modifier la durée de détention autour du nouveau seuil. Un seuil brutal à dix ans crée un effet d’attente juste avant l’exonération ; un barème progressif peut réduire cette falaise.

L’analyse doit suivre les distributions de ventes par année de détention et comparer avant/après. Elle doit également éviter de mélanger la fiscalité de la résidence principale, déjà exonérée sous conditions, avec celle des biens effectivement ciblés.

Véhicule juridique et séquence

Le véhicule est la loi de finances modifiant les articles du CGI relatifs aux plus-values et aux abattements pour durée de détention.

Les règles transitoires doivent préciser la date de cession retenue et le traitement des promesses déjà signées. Si le scénario à quinze ans remplace le dix ans du Plan publié, ce changement doit être présenté comme arbitrage politique explicite et non comme correction technique silencieuse.

Modèle de calcul reproductible

La mesure 6.04 doit être recalculée à partir des transactions imposables selon la durée de détention, en distinguant impôt sur le revenu et prélèvements sociaux, puisque le droit actuel n’aboutit pas à l’exonération totale au même horizon. La proposition de dix ans modifie le calendrier d’imposition et peut accélérer certaines ventes. Il faut donc publier le stock de biens susceptibles d’être remis sur le marché, les recettes actuellement associées aux durées de détention concernées et plusieurs hypothèses d’élasticité des transactions, plutôt qu’une simple multiplication d’un taux par une valeur immobilière globale. [source]

Le risque de double compte vient ici de la fluidité du marché. Une transaction supplémentaire peut produire des droits de mutation, une plus-value imposable résiduelle et des effets indirects sur le logement, mais ces recettes ne doivent pas toutes être attribuées à 6.04 sans scénario contrefactuel. La perte d’impôt liée au raccourcissement de la durée d’exonération est la ligne brute ; les transactions additionnelles constituent un scénario séparé. Les effets sur les finances locales et sur 6.13 doivent être isolés afin qu’une même vente ne finance pas plusieurs mesures à la fois.

Schéma de la mesure fiscale 6.04 : assiette, règle, comportements et résultat net
Lecture : le visuel sépare la règle actuelle, la réforme, les effets de comportement, les coûts intermédiaires et le résultat net réellement attribuable.

Comparer dix ans et quinze ans sur le même jeu de données

Le choix entre dix et quinze ans ne doit pas dépendre d’un slogan. Le simulateur prend les transactions d’un millésime de référence et recalcule l’impôt selon les deux calendriers. Il publie la perte statique de recette, le nombre de cédants concernés et le gain moyen par tranche de plus-value. Puis il applique plusieurs hypothèses de ventes supplémentaires. Les recettes de droits de mutation attribuables à ces ventes sont ajoutées séparément. Le résultat montre combien de transactions nouvelles seraient nécessaires pour compenser une partie donnée de la perte initiale.

Une attention particulière est portée au seuil. Si l’exonération devient totale au dixième anniversaire, les ventes peuvent se concentrer juste après. Un barème plus progressif réduit cet effet mais modifie la simplicité de la mesure. Le dossier compare donc le nombre de ventes entre huit et douze ans, puis treize et dix-sept ans selon le scénario. Il examine également la distribution territoriale, car la mobilité immobilière et les montants de plus-value sont très différents entre zones. Le choix final devient ainsi un arbitrage transparent entre mobilité, anti-spéculation et coût budgétaire.

Indicateurs spécifiques — pas de tableau générique

L’évaluation repose sur des indicateurs propres à la mesure, renseignés avec leur année, leur unité, leur périmètre et leur source.

  • Transactions par année de détention du bien
  • Recette d’impôt sur la plus-value et de prélèvements sociaux
  • Droits de mutation générés par les transactions supplémentaires
  • Prix et délai moyen de détention des biens ciblés
  • Part des ventes concentrées juste après le nouveau seuil
  • Effet budgétaire net selon scénarios dix ans et quinze ans

Comment lire ces indicateurs

  • «Transactions par année de détention du bien» sert à mesurer directement le mécanisme visé et doit être comparé au niveau de départ.
  • «Recette d’impôt sur la plus-value et de prélèvements sociaux» permet de vérifier que l’effet annoncé ne vient pas seulement d’un changement de périmètre ou de population.
  • «Droits de mutation générés par les transactions supplémentaires» doit être suivi avec sa distribution, car une moyenne peut masquer des écarts importants entre territoires ou bénéficiaires.
  • «Prix et délai moyen de détention des biens ciblés» entre dans le bilan net et ne doit jamais être additionné à une autre mesure portant sur la même assiette.
  • «Part des ventes concentrées juste après le nouveau seuil» sert de garde-fou : une amélioration apparente est rejetée si cet indicateur se dégrade au-delà du seuil fixé.
  • «Effet budgétaire net selon scénarios dix ans et quinze ans» doit être publié avec le millésime et la méthode afin qu’un tiers puisse reproduire ou contester le résultat.

Plans A / B / C — véhicule, repli et seuil d’arrêt

Plan A — scénario dix ans du Plan publié

Réécrire les abattements pour aboutir à l’exonération totale au bout de dix ans pour le périmètre retenu, avec montée en charge simple et évaluation annuelle des transactions. Le texte conserve les exonérations existantes qui ne sont pas visées. Le coût net est actualisé après deux années de données.

Plan B — compromis à quinze ans

Si dix ans produit une perte de recette ou une incitation spéculative trop forte, retenir quinze ans. La réforme reste substantielle par rapport aux 22/30 ans actuels. Le barème peut être plus progressif afin d’éviter une concentration artificielle des ventes juste après le seuil.

Plan C — abattement accéléré sans exonération anticipée totale

Si le coût budgétaire est incompatible avec la trajectoire, augmenter les abattements entre la cinquième et la quinzième année sans avancer entièrement l’exonération. Cette option améliore la mobilité tout en conservant une recette résiduelle et sert de solution minimale.

Réduire le délai d’exonération des plus-values doit être testé sur la mobilité et les recettes

L’objectif est de vérifier si la réforme débloque réellement des ventes qui auraient été différées. Le suivi doit comparer le nombre de transactions par ancienneté de détention, les prix, les recettes fiscales et la durée moyenne de conservation. Un supplément de transactions peut générer des droits ou des recettes annexes, mais il ne faut pas les confondre avec la perte d’impôt liée à l’exonération plus rapide. L’effet sur les résidences principales, déjà soumises à un régime différent, doit rester hors assiette. Le modèle doit également intégrer les comportements d’anticipation autour de la date d’entrée en vigueur. Une réussite se mesure donc à la fluidité supplémentaire du marché rapportée au coût fiscal net, avec une analyse territoriale : un marché tendu et une zone peu liquide ne réagiront pas de la même manière à une modification du délai. [source]

Approfondissement — passer de vingt-deux/trente ans à dix ans : mesurer le coût et l’effet sur les ventes

Dans le régime actuel présenté par Service-Public, l’exonération d’impôt sur le revenu est acquise au-delà de vingt-deux ans de détention et celle des prélèvements sociaux au-delà de trente ans, avec des abattements progressifs selon la durée. Ramener l’exonération à dix ans modifierait donc à la fois l’assiette de l’impôt sur le revenu et celle des prélèvements sociaux ; le chiffrage doit séparer ces deux recettes. Source officielle — Service-Public, plus-values immobilières.

Reconstituer la plus-value fiscale avant d’appliquer la durée

Le prix de vente brut n’est pas la plus-value. Il faut partir du prix de cession, retrancher le prix d’acquisition corrigé selon les règles applicables et intégrer les frais ou travaux retenus fiscalement. Ensuite seulement intervient l’abattement pour durée de détention. Un cas-type doit montrer chaque étape afin que le lecteur comprenne pourquoi deux logements vendus au même prix peuvent produire des impôts très différents.

Chiffrer la réforme sur les ventes situées entre dix et trente ans

Les biens détenus moins de dix ans ne seraient pas directement concernés par l’exonération proposée, et ceux déjà exonérés sous le régime actuel ne créeraient pas de coût supplémentaire. L’assiette budgétaire utile se concentre donc sur les cessions dont la durée de détention se trouve dans la fenêtre modifiée. Pour chaque année de détention, il faut estimer nombre de ventes, plus-value taxable moyenne et impôt qui aurait été acquitté sous le droit actuel.

Une formule simplifiée de perte statique peut être écrite P = Σ (Nd × Id). P désigne la perte de recettes avant effets comportementaux ; Σ, la lettre grecque sigma majuscule, signifie « somme de » ; Nd désigne le nombre de cessions pour une durée de détention d ; Id désigne l’impôt moyen supprimé pour cette même durée ; × signifie « multiplié par ».

Tester l’effet de déblocage du marché

La réforme est souvent justifiée par un effet de mobilité : des propriétaires pourraient vendre plus tôt lorsque la fiscalité cesse de pénaliser la cession. Cet effet ne doit pas être supposé ; il doit être mesuré. Le bon indicateur est la variation du nombre de transactions entre cohortes de détention, contrôlée pour les taux d’intérêt, les prix, la construction et la conjoncture. Une hausse de transactions peut générer d’autres recettes, mais celles-ci doivent être calculées séparément et avec prudence.

Éviter un saut brutal à neuf ans onze mois / dix ans

Une exonération totale dès le dixième anniversaire peut créer une forte incitation à retarder une vente de quelques mois. Une alternative consiste à accélérer progressivement les abattements à partir d’une durée plus courte. Le site doit présenter les deux mécanismes et comparer simplicité, coût, effet de calendrier et lisibilité pour le propriétaire. La décision politique devient alors un arbitrage explicite plutôt qu’un slogan sur la durée de détention.

Mise en œuvre — une cohorte de détention pour mesurer les ventes débloquées

Les données fiscales peuvent regrouper les cessions par durée de détention : 5–9 ans, 10–14 ans, 15–21 ans, 22–29 ans et 30 ans ou plus, avec davantage de finesse autour du futur seuil. L’année précédant la réforme constitue la référence. Après changement, on mesure si les ventes se déplacent vers la dixième année et si l’augmentation persiste ou correspond seulement à un stock de vendeurs qui attendaient.

Le prix moyen ne suffit pas : il faut comparer des biens semblables par territoire et type de logement. Une hausse des transactions dans une métropole dynamique ne prouve pas que la réforme a produit le même effet dans une zone rurale. Le rapport doit donc séparer volumes, plus-values taxables, prix et durée de détention.

Budget : distinguer perte immédiate et recettes induites

La suppression d’impôt sur certaines plus-values produit une perte directe. Des transactions supplémentaires peuvent générer droits de mutation, TVA sur certains travaux ou autres recettes, mais ces effets sont indirects et incertains. Ils sont présentés sur une ligne séparée avec hypothèses. Le scénario central ne doit jamais soustraire une recette induite avant d’avoir expliqué le volume supplémentaire de transactions qui la justifie.

Cas-test — vendre à neuf ans, dix ans ou quinze ans

Un même bien et une même plus-value sont simulés à trois dates de cession. Le tableau montre l’impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux et le total sous le droit actuel puis sous la réforme. Cette comparaison révèle l’effet de seuil créé au dixième anniversaire et permet de tester une variante progressive. Elle doit préciser que les montants sont des exemples pédagogiques fondés sur les règles affichées et non une estimation du coût national, lequel dépend de la distribution réelle des cessions.

Sources de contrôle complémentaires

Ces références ne servent pas de décor bibliographique : chacune contrôle une fonction différente de la démonstration — droit applicable, assiette ou données observées, puis effets ou conditions de mise en œuvre.

Sources officielles et millésime

Critère de fermeture documentaire

La mesure atteint son objectif si la rotation des biens augmente là où la rétention fiscale est identifiable, sans provoquer une perte de recettes disproportionnée. Le tableau de suivi doit comparer durée médiane de détention, nombre de ventes par tranche d’ancienneté, recettes par transaction, mobilité résidentielle et écart territorial. Si l’accélération des ventes est faible, le Plan B à quinze ans fournit un repli moins coûteux et doit être comparé au scénario à dix ans sur les mêmes données.

Analyse opérationnelle : Distinguer impôt sur le revenu et prélèvements sociaux

Le régime actuel distingue impôt sur le revenu et prélèvements sociaux avec des durées d’exonération différentes ; la réforme doit préciser les deux composantes. C’est le cadre dans lequel doit être évalué une exonération des plus-values immobilières après dix ans. L’objectif reste de accroître la mobilité du parc sans sous-estimer la perte de recettes ni les comportements d’attente ou d’accélération des ventes.

Séparer coût statique et effet sur le nombre de ventes

La simulation doit utiliser durée de détention, prix d’acquisition, travaux, résidence du vendeur et nature du bien, puis mesurer les ventes susceptibles d’être avancées.

Une durée courte peut encourager des arbitrages patrimoniaux plus fréquents ou créer un effet d’aubaine pour des ventes qui auraient eu lieu de toute façon.

Pour les plus-values immobilières des particuliers, l’exonération totale au titre de l’impôt sur le revenu est acquise après vingt-deux ans de détention et celle des prélèvements sociaux après trente ans, selon les règles exposées par la DGFiP.

Interprétation / proposition Delta-Sierra : Fluidifier le marché n’est pas synonyme de faire baisser les prix ; l’effet dépend de l’offre, de la demande et des contraintes locales de logement.

Anticiper les effets d’attente autour de la dixième année

le coût statique correspond à l’impôt qui aurait été perçu selon le régime actuel ; l’effet dynamique sur le nombre de transactions doit être présenté séparément.

Le suivi doit publier transactions par durée de détention, recettes de plus-values, volumes de ventes et évolution des prix dans les segments concernés.

Une transition doit éviter un calendrier qui incite massivement à différer ou avancer les signatures autour d’une date unique.

Repère historique — pourquoi cette question se pose aujourd’hui

La mesure s’inscrit dans une organisation construite par étapes. L’objectif de ce repère n’est pas de fabriquer une date symbolique, mais de rappeler que les règles, structures et dépenses actuelles résultent de décisions successives qui doivent être identifiées dans les sources de la page avant toute comparaison.

La comparaison chronologique retient uniquement les dates documentées par les textes ou rapports cités ; lorsqu’une période n’est pas couverte par une source, cette limite est signalée explicitement.

Risques et objections — ce qui peut faire échouer la réforme

Le risque principal est de confondre une décision juridique avec son résultat opérationnel. Une réforme peut être adoptée mais produire un déplacement de charge, un coût de transition sous-estimé, une perte de qualité de service ou un contournement du dispositif.

Le contrôle doit donc publier les effets inattendus, les coûts transférés et les indicateurs de qualité en même temps que les économies éventuelles. Une objection documentée doit pouvoir conduire à corriger le calendrier ou le mécanisme sans effacer l’objectif initial.

Interactions avec les autres mesures

Cette mesure doit être rapprochée des réformes qui touchent les mêmes effectifs, crédits, systèmes ou compétences. Une économie ne peut être comptée deux fois parce que deux mesures contribuent au même résultat.

Le grand livre financier attribue donc chaque flux à un propriétaire unique ; les autres mesures peuvent mentionner l’interaction sans revendiquer une seconde fois le même montant.

Statut financier de la mesure

Le grand livre des économies et la réalité budgétaire ne sont pas la même chose. Une mesure peut ne revendiquer aucune économie autonome tout en créant une dépense, une perte de recettes, un transfert ou un coût de transition. Le tableau ci-dessous sépare explicitement ces notions.

Économie autonome
aucune économie autonome revendiquée
Type d’impact budgétaire
perte ou décalage de recettes publiques
Propriétaire budgétaire
État — recettes fiscales sur les plus-values immobilières
Ligne financière liée
Aucune ligne financière autonome attribuée à ce stade
Mesures liées
Aucune relation anti-double-compte codée à ce stade
Quantification de l’impact
Aucun montant autonome n’est certifié pour cette mesure
Coûts de transition
Non chiffré de manière suffisamment fiable à ce stade
Impact budgétaire net
ouvert — le coût, la recette, les transferts ou les interactions ne sont pas complètement fermés
Statut de consolidation
Hors addition autonome tant que la ligne porteuse, le propriétaire et les interactions ne sont pas fermés.

Une exonération de plus-values immobilières peut réduire des recettes fiscales ; l’impact doit être documenté et quantifié.

Pourquoi cette classification ?

Une formule simplifiée de perte statique peut être écrite P = Σ (N d × I d ). P désigne la perte de recettes avant effets comportementaux ; Σ, la lettre grecque sigma majuscule, signifie « somme de » ; N d désigne le nombre de cessions pour une durée de détention d ; I d désigne l’impôt moyen supprimé pour cette même durée ; × signifie « multiplié par ».

Données publiques de référence · millésime 2025

Fiscalité : prélèvements obligatoires à 43,6 % du PIB en 2025

Avant de discuter la mesure 6.04, on fixe un ordre de grandeur national provenant d'une source publique. Il ne s'agit ni du coût ni de l'économie annoncée par la mesure : c'est une baseline indépendante à partir de laquelle le lecteur peut contrôler les ordres de grandeur.

Prélèvements obligatoires43,6 % du PIB2025
Référence 202442,7 % du PIB2024

Calcul de contrôle : 43,6 − 42,7 = +0,9 point de PIB en un an.

Ce que ce chiffre ne permet pas de conclure : Ce ratio agrégé ne dit ni quel contribuable acquitte juridiquement chaque prélèvement, ni qui en supporte finalement l’incidence économique. Toute mesure fiscale doit documenter assiette, comportement et transfert de charge.

Application à « 6.04 — Exonérer les plus-values immobilières après dix ans » : utiliser ce repère pour vérifier le dénominateur, le calendrier et l'ordre de grandeur de la proposition. Toute estimation propre à cette mesure doit ensuite être sourcée séparément et ne doit jamais être remplacée par la statistique nationale ci-dessus.

Règle de mise à jour : conserver le millésime et la date de publication. Lorsqu'une nouvelle édition officielle paraît, mettre à jour la donnée sans réécrire rétroactivement ce qui était connu au millésime précédent.

Atelier citoyen de vérification · mesure 6.04

Passer de la proposition à la preuve : comment auditer cette mesure soi-même

La question n'est pas seulement de savoir si « 6.04 — Exonérer les plus-values immobilières après dix ans » paraît souhaitable. Il faut pouvoir montrer, chiffres et droit à l'appui, ce qui change réellement entre la situation de départ et la situation après mise en œuvre. Cette grille transforme la page en exercice de contrôle : le lecteur doit être capable de retrouver le dénominateur, le calendrier, le coût net, le véhicule juridique et le critère qui permettrait de conclure que la mesure fonctionne réellement.

1. Établir la situation de départ

Domaine : Fiscalité. Relever avant toute réforme les données portant sur assiette, taux effectif, comportement, incidence économique, coût de collecte et recettes nettes. Pour chaque chiffre, noter l'année, l'unité, le périmètre, la source primaire et la fréquence de mise à jour. Un chiffre sans dénominateur ou sans date ne permet pas de mesurer un progrès.

Le redevable légal n'est pas toujours celui qui supporte économiquement l'impôt : vérifier les réactions des ménages, entreprises, prix, salaires et investissements.

2. Refaire le calcul ou le test principal

Effet net = résultat observé après réforme − trajectoire de référence comparable

Définir une situation de référence, une date de départ, un périmètre et un indicateur vérifiable. Sans contrefactuel ou comparaison crédible, une évolution après réforme ne prouve pas à elle seule la causalité.

Exercice : reprendre le dernier chiffre officiel cité dans cette page, retrouver sa source d'origine et recalculer le résultat avec les mêmes unités. Si le résultat ne peut pas être reproduit, classer l'affirmation « à documenter » plutôt que « acquise ».

3. Séparer promesse, mise en œuvre et résultat

Construire trois lignes distinctes : ce qui est décidé, ce qui est effectivement déployé et ce qui est observé. Pour « 6.04 — Exonérer les plus-values immobilières après dix ans », une loi votée, un décret publié ou un budget ouvert ne constituent pas encore le résultat final. Ajouter une date cible, un responsable et un indicateur avant/après.

Exiger aussi un scénario d'échec : retard juridique, résistance opérationnelle, coût de transition supérieur aux prévisions, effet de report vers une autre administration ou comportement d'évitement.

4. Prononcer un verdict révisable

  • PASS : mécanisme documenté, données reproductibles, véhicule juridique crédible, financement et responsable identifiés.
  • À RÉVISER : objectif plausible mais hypothèse, calendrier, coût ou indicateur encore insuffisamment démontré.
  • FAIL : double compte, causalité non démontrée, coût déplacé plutôt que supprimé, ou impossibilité juridique/opérationnelle non traitée.

Le verdict doit pouvoir changer avec une nouvelle donnée : une bonne politique publique est auditable, pas seulement défendable.

Question de maîtrise : si un décideur annonçait demain que cette mesure est « réalisée », quelles trois pièces demanderiez-vous pour vérifier qu'il ne confond pas décision, activité et résultat ? Répondre à cette question sans relire la page constitue le niveau attendu.

Plan d'exécution et de contrôle · mesure 6.04

Qui décide, qui applique et comment prouver que « 6.04 — Exonérer les plus-values immobilières après dix ans » fonctionne réellement ?

Une mesure n'est pas terminée lorsqu'elle est annoncée, votée ou financée. Pour 6.04 — Exonérer les plus-values immobilières après dix ans, il faut pouvoir suivre une chaîne complète : base juridique → responsable → déploiement → indicateur → contrôle indépendant → réexamen. Le plan ci-dessous constitue une grille d'exécution à adapter au texte juridique final ; il ne remplace pas l'expertise légistique article par article.

1. Acte à préparer

Loi de finances, loi ordinaire ou loi de financement de la Sécurité sociale selon le prélèvement ; textes d'application et doctrine fiscale ensuite.

2. Responsable identifiable

Parlement, ministère chargé des Finances, DGFiP, Douanes ou organismes sociaux selon l'assiette.

3. Preuve de déploiement

Assiette, taux, redevable, calendrier, systèmes déclaratifs et règles de contrôle publiés ; coût de transition isolé.

4. Preuve de résultat

Le contrôle doit privilégier recette nette, incidence économique, comportements, coût de collecte, contentieux et effets distributifs suivis après mise en œuvre. Une activité administrative ou un budget consommé n'est qu'un moyen : le résultat doit être observable sur le périmètre annoncé.

Calendrier de preuve : quatre rendez-vous obligatoires

J0 — référenceArchiver la situation avant réforme : texte applicable, coût, effectifs, volume traité, délai et qualité lorsque ces données existent. Sans état initial, aucun avant/après n'est sérieux.
6 mois — déploiementVérifier que les actes nécessaires sont publiés, que les responsables sont nommés, que les outils et crédits existent réellement et que l'ancien dispositif n'est pas maintenu en doublon sans justification.
18 mois — premiers effetsComparer l'indicateur principal avec la baseline, isoler les coûts de transition et publier les écarts entre la trajectoire annoncée et la réalisation.
36 mois — réexamenDécider de maintenir, corriger, amplifier ou arrêter le dispositif. Une mesure qui ne produit pas l'effet documenté doit pouvoir être révisée sans attendre la fin d'un quinquennat.

Test anti-illusion

Assimiler le rendement statique assiette × taux à une recette nette certaine et ignorer comportements, transferts de charge et transition. Pour cette mesure, le dossier de contrôle doit donc publier au minimum la donnée de départ, la date d'effet, le coût de transition, le résultat observé et l'explication de l'écart.

Grille d'audit en 8 questions
  1. Quel texte précis autorise ou impose la réforme ?
  2. Quelle autorité est responsable de chaque étape et à quelle date ?
  3. Quelle valeur de référence est figée avant la mise en œuvre ?
  4. Quel indicateur mesure le résultat plutôt que l'activité ?
  5. Quels coûts nouveaux, coûts de transition ou transferts doivent être déduits du gain brut ?
  6. Quelle donnée permet de détecter un effet indésirable ou un contournement ?
  7. Qui vérifie les chiffres indépendamment du service qui met en œuvre la mesure ?
  8. Quelle clause permet de corriger ou d'arrêter la mesure si les résultats ne sont pas au rendez-vous ?

Contrat de mesure · mesure 6.04

Comment savoir objectivement si cette mesure fonctionne ?

Le résultat doit être défini avant l’entrée en vigueur. Le principe est simple : un même indicateur, une même unité, un même périmètre et une même méthode doivent être conservés entre la baseline et les contrôles ultérieurs. Si la méthode change, la rupture de série doit être publiée.

Indicateur principal

Effet budgétaire net en droits constatés

Unité : € constants/an.

Fréquence

mensuelle / annuelle.

La périodicité ne doit pas être modifiée simplement parce qu’un résultat devient défavorable.

Producteur / preuve

DGFiP / Douanes / organismes sociaux.

Le fichier source, sa date et sa version doivent rester auditables.

Calcul à figer

recette ou dépense évitée − comportements − transition − administration

Le numérateur, le dénominateur et les exclusions doivent être documentés avant J0. Une série recalculée après coup doit conserver l’ancienne version ou expliciter la rupture.

Objectif vérifiable

exonération après 10 ans

Règle de gouvernance : la cible, la tolérance et le calendrier sont enregistrés avant le lancement. Ils ne sont pas réécrits a posteriori pour transformer un échec en réussite.

Indicateur garde-fou

incidence économique, investissement, emploi, contentieux, distribution. Une amélioration du KPI principal ne suffit pas si elle est obtenue au prix d’une dégradation majeure de ce garde-fou.

Règle de verdict PASS / À RÉVISER / FAIL
  • PASS : objectif préenregistré atteint dans le délai prévu et garde-fou respecté.
  • À RÉVISER : progression réelle mais cible non atteinte, coût de transition supérieur à l’hypothèse ou effet indésirable corrigeable.
  • FAIL : absence d’amélioration démontrable, résultat obtenu par déplacement du coût/problème, rupture méthodologique non documentée ou dégradation majeure du garde-fou.

Deux ouvrages pour approfondir le redressement de la France

Pour prolonger « 6.04 — Exonérer les plus-values immobilières après dix ans », ces deux ouvrages développent le cadre juridique, la responsabilité publique, le calendrier de mise en œuvre et les transformations administratives associées.

Couverture — IA : comment transformer la France

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Comment utiliser l’intelligence artificielle pour simplifier, accélérer et améliorer les services publics.

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